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mercredi, 02 décembre 2009

JE SUIS MORT ...ET ALORS ? (Philippe Bouvard)

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JE suis mort ….Et Alors ?

 

Un petit livre sympa de réflexions qui nous font prendre conscience de ce que nous sommes…..puis devenons après avoir franchi la barre de 80 ans .

Philippe Bouvard s’imagine mort et enterré bien au frais dans sa tombe d’où il voit arriver et défiler les nouveaux arrivants dans le cimetière où il est « domicilié » : l’attitude des accompagnants du défunt lui suggèrent quel sera son sort post mortem …et l’incite à revenir sur son passé..

 

Extrais

P 34 :  « La tristesse manifestée semble inversement proportionnelle à l’âge du partant : grande douleur jusqu’à 60 ans ;regrets jusqu »à 80 ;information seulement ensuite. Le pire étant atteint lorsque aucune famille n’intervient comme si l’intéressé avait expiré tout seul et que son convoi n’ait été suivi que par un vieux chien »

 

P 160 :  «  Entre ce premier véhicule parental et le dernier symbolisé par le corbillard des pompes funèbres , il y a à peu près toutes les marques et toutes les cylindrées. Encore aujourd’hui où je me suis aussi rangé des voitures que retiré des affaires sexuelles , je compare les femmes dont certaines avaient beaucoup roulé et les cabriolets dont , à l’arrêt , je caressait les courbes avant de m’installer au volent sans démarrer, uniquement pour humer le parfum du cuir .Il existait une grande similitude dans les rapports que j’avais avec les unes et les autres : coup de foudre initial ….entrée en possession jouissive…voyages de noces ….premières pannes…..lassitude……désamour ….divorce ou revente…… »

 

P 173 : « Cette disparition de la perception exacte du temps me rappelle le vieux chien qui a partagé ma vie durant 15 ans. Que je revienne à la maison après deux heures d’absence ou un mois de vacances il me faisait la même fête . Dans quel état est il aujourd’hui, ce pauvre bâtard créature du Bon Dieu auquel la Sainte Eglise Apostolique et romaine refusait une âme alors qu’il était plus vertueux , plus honnête, plus fidèle que ces millions de bipèdes admis d’office dans la saint des saints ? »

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13)

dimanche, 25 octobre 2009

UN BARRAGE CONTRE LE PACIFIQUE (Margurite Duras)

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UN BARRAGE CONTRE LE PACIFIQUE

 

Un Marguerte DURAS devenu un « classique »’ et qui a fait par ailleurs l’objet d’un film .

Pour ceux qui ne l’ont pas déjà lu , un roman plus ou moins auto-biographique très noir qui se passe en Indochine aux temps de la colonisation .Le sort des « petits blancs » tout aussi peu enviable,victimes de cette forme de colonisation, que les autochtones eux-mêmes .

Suzanne et Joseph sont les enfants d’une institutrices française , veuve , à qui l’administration coloniale a attribué une concession pour la culture en un lieu périodiquement inondé par les marées et donc impropre à la culture. La mère cherche à pousser sa fille dans les bras d’un individu louche mais riche…….

 

Extraits : P 41 : « Il était sans enfants , sans famille, et pourtant tenait tellement à son argent qu’il n’avait jamais accepté d’en prêter , ou à des taux si élevés …. »

 

P 246 : » Au bout de quelques mois ceux-ci (les miliciens) , s’étaient à ce point habitués à lui (un enrôlé) qu’ils l’enchaînaient distraitement avec les autres bagnards , , le battaient comme ils battaient les bagnards ……Pendant ce temps , comme toutes les femmes d’enrôlés , la femme du caporal enfantait sans arrêts des œuvres des seuls miliciens , seize heures de pilonnage à la trique et sous le soleil retirant aux enrôlés comme aux bagnards toute faculté d’initiative même la plus naturelle »

 

P 330 : « Du fait de la misère du lait trop maigre de leur misérables mères .Ils mouraient avec leurs poux  dans les cheveux et dés qu’ils étaient morts le père disait c’est bien contre les poux quittent les enfants morts , il faut l’enterrer tout de suite sans ça on va être envahi …..que deviendront nous si les poux se mettent dans la paillote de la case ?Et il prenait l’enfant mort et l’enterrait encore chaud , dans la boue sous la case. Et bien qu’il en mourut par milliers , il y en avait toujours autant sur la piste de Ram «

15:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

jeudi, 01 octobre 2009

LES PRISONNIERS DE CABRERA (Michel Peyramaure)

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LES PRISONNIERS DE CABRERA

Une épopée Napoléonienne assez peu connue : celle d’une armée de 5000 prisonniers de guerre déportés dans l’île de Cabrera après l’échec de la conquête Napoléonienne du sud de l’Espagne.

En dépit des conventions , et sous l’influence de l’Angleterre ces prisonniers sont abandonnés dans l’îlot quasi désertique majorquin de Cabrera . ils y vécurent 5 ans dans des conditions de dénuement extrême , beaucoup y moururent de faim , de soif de maladies , abandonnés de tous et principalement de l’empereur .

C’est un roman sous la forme d’un récit biographique attribué à un capitaine , Laurent de Puymège qui note dans son journal les souffrances , les zizanies , les espoirs et désespoirs…la survie de ces prisonniers hommes et femmes .

Extraits : P 30 : Corrida «  cinquante réaux , une dizaine de taureaux seront mis à mort par les meilleurs matadors d’Andalousie..

Je faillis en avaler mon cigare.50 réaux ……de plus je ne jugeais pas réjouissant d’aller dans une arène voir torturer et tuer des animaux : il m’aurait suffit de me rendre à la grande boucherie de notre rue , ou le spectacle, dans la cour principale , , très fréquenté et gratuit était permanent et gratuit . Pour amuser le public , les enfants surtout , mais sans ces ridicules affûtiaux qui faisaient des grands toreros des dieux vivants , le boucher se livrait au même genre d’exercice , avec quelques raffinements dans la cruauté ».

P 200 : « Le voleur de pain que le Conseil avait à juger était un pauvre bougre squelettique, qui chancelait de peur devant son sanhédrin .Le verdict fut exemplaire : au lieu de la pendaison , châtiment auquel il devait s’attendre , il fut livré à la foule. Une tornade de fureur se referma sur lui, sans qu’une âme compatissante eut tenté de lui,porter secours . nous retrouvâmes son cadavre mutilé et méconnaissable .

Il y eut pire.

Plutôt que de prendre la fuite , un homme surpris en pleine nuit à piller un potager sortit son couteau et se rua sur ceux qui s’efforçaient de le maîtriser. Le verdict fut implacable. : enterré vif sous le soleil, avec seulement la tête à l’air libre , il connut une longue agonie.

…….Le répertoire des punitions comportait également l’essorillement (ablation des oreilles) , le fouet et la pendaison »

16:29 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 19 septembre 2009

LA SCIENCE EST LE DEFI DU XXIeme SIECLE

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LA SCIENCE EST LE DEFI DU XXIeme SIECLE (CLAUDE ALLEGRE)

Ce n’est pas un roman , mais ce livre devrait être inscrit au programme de « terminale » .Il est le fil d’Ariane de la connaissance scientifique et met le lecteur en face des responsabilités de l’homme du XXIeme siècle et des défi immenses qu’il devra surmonter pour sa survie .

Après avoir fait un inventaire de nos acquis scientifiques , l’auteur évoque les espoirs que la science peut nous apporter face aux défis auxquels nous aurons à faire face . Il n’hésite pas à proposer des solutions que nous offrent les technologies et les progrès scientifiques face aux énormes problèmes démographiques , de conflits de civilisations , de pollution , etc….

Extraits :

P 186 : ADN : «La grande mode aujourd’hui est la recherche du partenaire idéal sur internet . Qu’est ce qui empêchera d’ajouter à son CV son code ADN ? On peut faire mieux encore . Avant l’embauche , pourquoi pas un test ADN sur chaque candidat ? Pourquoi ne pas faire le bilan sur ses qualités et ses défauts potentiels (mot-clé !) , . On optimisera l’embauche , on supprimera ces escouades de tests et d’entretiens . Mais que devient dans tout cela la liberté ? Sommes nous entièrement programmés ? Devons nous devenir les esclaves de la biologie ? »

P 194 : « La mort un sujet politique : La question est en effet , aujourd’hui celle de la fin de vie …..quel est l’âge limite qu’on atteindra ? Si l’on extrapole les courbes actuelles on parle d’un âge moyen de 105 ans en 2060et d’un âge maximum de 120 ans ! Conséquences sur la famille : le couple initial aura d’une manière courante , 40 à 50 descendants . Que deviendra le lien familial ? Un lien tribal ? Que deviendra l’héritage ? Vous hériterez de vos parents lorsque vous aurez 90 ans . …….Avec l’allongement de la durée de  vie , les familles seront toutes recomposées plusieurs fois avec des générations d’enfants s’étendant sur des écarts d’âge considérables . »

P   258 : Automobile : « Quoiqu’il en soit , il va y avoir une période transitoire , disons de 2010 à 2040 qui sera très difficile .

Supposons que demain nous ayons mis au point une voiture électrique ou à hydrogène qui satisfasse les besoins en autonomie , propreté , prix flexibilité etc. . Bref , la voiture dont nous rêvons tous . Combien faudra t il de temps pour remplacer le parc automobile français ? Pour de simples raisons de techniques de fabrication , et d’achat : 35 ans ! Or nous n’en sommes techniquement pas là !

P 275 : « Les questions essentielles pour une gestion équilibrée de la planète peuvent être rassemblées en quelques grands points :

-La démographie

-Les ressources naturelles

-La pollution de la planète

-La modification des systèmes écologiques . »

P 314 : Ecologistes et ecologues : « C’est incontestablement dans cette philosophie opposée au progrès ,et donc à sa cause première qui est la science qu’il faut classer les mouvements écologistes , hostiles à toute manipulations du vivant…..

Peu à peu le mouvement écologiste est devenu une secte , avec son intransigeance , ses pratiques violentes …ses excommunications . »

P 327 : « Bien sûr la réflexion sur les progrès de la science et la nécessité pour la société de les controler n’est pas nouvelle . Souvenons nous de nouveau de la vieille Europe du début du XXeme siècle refusant l’éclairage électrique et son usage industriel, ce qui lui fit prendre tant de retard sur l’Amérique . Souvenons nous des débats sur les chemins de fer au XIXeme siècle que le grand Arago voulait interdire en particulier à cause des tunnels . Sans parler des débats sur l’usage du nucléaire civil et militaire qui sont toujours d’actualité ».

11:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

jeudi, 10 septembre 2009

FONTCOUVERTE (Daniel Dupuy)

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FONTCOUVERTE

A la lecture de ce livre comment ne pas se remémorer « Madame Bovary » ou encore « La femme infidèle » de Claude Chabrol si bien interprété par Stéphane Audran et Michel Bouquet .

Ce thème , en effet , tant de fois repris est ici modernisé et il s’y ajoute un zeste provençal de souvenirs d’enfance très touchants où l’on perçoit bien aussi l’influence des conteurs provençaux .

Finalement ce livre captive le lecteur jusqu’à son dénouement attendu mais moral.

A 60 ans , Fernand , dit « le Bourru » dans son village décide de rompre sa solitude en faisant paraître une annonce pour trouver une « compagne » ….et il entre en contact avec une jeune et ravissante femme , mère d’un petit garçon de 10 ans : « Petit-Pierre »…….

Extraits : P 35 « Pierre Mazanquet , alias Petit Pierre , avait dix ans . Avec sa mère Malou , ils débarquaient de Lyon . De la banlieue . Celle où s’élevaient des rangées d’immeubles plus hauts les uns que les autres , avec du linge aux balcons , des cris à tout va, des chiens errants , , du béton partout , des portes d’ascenseurs barbouillés de graffitis , des cages d’escalier maculés d’injures , des minuteries toujours en panne et des caves éventrées. »

P 157 : « Fernand mesura combien il s’était attaché à ce gosse . Une sorte de relation passionnelle inexplicable. Au fond de lui , ses sentiments s’embrouillaient . Parfois il était heureux comme un grand père , parfois il éprouvait les émotions d’un père . »

P 260 : « (Malou) …car en définitive n’était elle pas qu’une pauvre fermière ? …..Servitudes à longueur de journées , y compris les jours fériés , sans compter la coucherie du soir et la messe du dimanche. Elle éprouva un sentiment d’assujettissement , pire : d’asservissement…..elle ressentit comme un dégoût d’elle-même. L’impression d’être tombée plus bas qu’une prostituée qui , elle au moins se fait payer. »

P 301 : « Petit Pierre …chassa l’image l’image de ce Fernand résigné, ce Fernand voûté , ce Fernand aux yeux éteints . Il le revit arpentant la montagne de son pas alerte et déclamer : « Debout , Petit , sois un homme debout. » Il comprit que Fernand ne lui avait pas enseigné qu’à traire les vaches et qu’à souffler dans un harmonica . il lui avait appris l’essentiel . »

12:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

 
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