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samedi, 29 août 2009

UNE VIE A COUCHER DEHORS (Sylvain Tesson)

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UNE VIE A COUCHER5 DEHORS

Ce n’est pas un roman mais une suite de « Nouvelles » , assez cyniques il faut bien dire ; mais pourtant avec tant de ré&alisme que l’on est tenté d’ajouter, ou d’inventer à la fin de chacune une « moralité » , un peu comme pour les fables de La Fontaine . Certaines sont un fantaisistes ou exagérées , d’autres culpabilisantes , mais toutes bien écrites et passionnantes.

Pour ma part je donnerai la palme à la nouvelle intitulée : « Les porcs » , et celle dont le titre est : « La chance »

Extraits : P 17 L’asphalte: « Les jumelles d’Edolfius avaient dix huit ans et rien à lui dire .Elles rêvaient de la ville , se traînaient dans les journées . La télé leur avait apporté la connaissance du monde . Elles vivaient greffées à l’écran ».

P 70 : Le bug : « Le seul problème c’est le poison dans le sang. Il y a encore 5 ans , avec le même volume d’alcool , il se levait à midi .Le sang avait tout lavé . La vieillesse , c’est lorsque l’alambic intérieur faiblit ».

P 156 : L’île : «  Pour avoir assisté à des meurtres sauvages ces marins savaient que l’envie de tuer son prochain naît de la promiscuité .L’enfer ce n’est pas les autres , c’est quand ils vivent trop près »

16:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 22 août 2009

LE DERNIER DIMANCHE (Gaspard-Marie Janvier)

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LE DERNIER DIMANCHE

Une dissertation philosophique sur le contenu de l’Evangile. L’auteur , traumatisé par son divorce , devient assidu à la messe du Dimanche et médite l’Evangile du jour : tout n’a donc pas été dit depuis deux mille ans qu’il y a des hommes et qui pensent .

Ce livre est donc un lieu de réflexion , tout d’abord pour comprendre .

C’est assez abstrait et il faut …..se donner le temps !

Extraits :

P 25 : « Quoi de plus délicieusement désuet que l’obéissance à une époque où la névrose Egalitariste oblige à se justifier par un argumentaire en 5 points pour demander quoi que ce soit à quiconque ? »

P130 : « « La fièvre acheteuse …..Inoculée aux enfants gavés de télévision dés le plus jeune age , développée par le culte des marques à l’école , nourrie à la complaisance de parents rongés de culpabilité par l’éclatement des familles , stimulée par le discours politique assimilant croissance , bonheur et consommation , cette passion ne les lâchera plus…….

Etrange religion (la religion chrétienne catholique) : aux sources de la civilisation la plus riche que la terre ait portée , exaltant par ses modèles les valeurs les plus opposées de pauvreté ,d’ascèse et de vie contemplative . plus étrange encore cette littérature évangélique où le riche n’entre pas au Royaume de Dieu , où le paysan âpre au gain perd sa vie au soir de sa plus belle récolte…mais où le régisseur qui vole son propriétaire pour s’acheter des amis , le serviteur qui spécule sur le bien de son maître , le voleur qui surgit en pleine nuit sont donnés en exemple…..Qui nierait qu’effectivement la richesse crée la richesse , que l’égoïsme du boulanger soit la meilleure garantie qu’il y ait du pain pour tous et pour longtemps ? Et que les tentatives de partage systématique des richesses , loin de favoriser la prospérité générale n’ont le plus souvent servi qu’à remplir les poches de serviteurs hypocrites « .  »

09:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 17 août 2009

LES QUATRE JEUDIS (Daniel Dupuy)

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LES QUATRE JEUDIS

 

Voila un livre pour ceux qui gardent religieusement leurs souvenirs d’enfance . Ce sont aussi ceux d’une « époque » située au siècle dernier d’après guerre , soit les années 45-60 ….bien sûr c'est-à-dire l’enfance des retraités d’aujourd’hui , ce qui n’a sans doute rien à voir avec l’école de nos jours.

Cela commence comme une suite de souvenirs qui deviennent un vrai roman avec un certain suspense et dont la chute est finalement surprenante . La mentalité « enfantine «  est bien analysée au travers des propos du personnage central , Simon.

 

Simon , onze ans , fils de gendarme dans une petite ville du Luberon , fréquente l’école « communale » et tombe amoureux d’une petite fille de son âge nouvellement admise en classe de CM2 comme lui (mais section filles , bien sûr , en ce temps là ) : donc une « nouvelle » ! ……

 

Extraits : P 11 « Des écoles publiques , devrais je préciser car bien haut sur la façade , on a sculpté en lettres grasses , d’un côté « Ecole de garçons » de l’autre « Ecoles de filles ». Sitôt le porche étroit dépassé , on bifurque selon son sexe , à droite ou à gauche . C’est pour ça que je me dis que le sexe ça doit être un truc vachement important dans la vie , néanmoins je trouve bizarre que nos parents ils nous séparent , alors qu’eux ils dorment ensemble . j’en ai conclu que le sexe est une maladie infantile .. Dés qu’on est grand , ça passe ; on ne risque plus rien , on a même le droit de se mélanger . Je me languis d’être grand. »

 

P 173 : « Les quatre Flamant sont blonds comme la paille et leur visage est blanc comme du lait écrémé . Sauf l’été il vire au rouge fluo à cause du soleil . Maman les traite de ch’timi parce qu’ils mangent des betteraves et du fromage qui pue à tous les repas . Ils viennent de tout en haut de la France . Du Nord . ça ne doit pas être loin du pôle parce qu rien que leur accent donne la chair de poule ».

 

P 222 : « On longe le champ d’oliviers de « l’Hypothèque » . En vrai il s’appelle Hippolyte Reboul , mais tout le monde le surnomme « l’Hypothèque » parce qu’il doit des sous partout. Sa maison est hypothéquée pour dix fois sa valeur ».

 

P 295 : « On est allé voir Alain et maman à la maternité . Tu parles d’un beau bébé ! Complètement chauve et fripé de partout . .Comme les vieux . Toujours en train de gueuler . Je ne sais pas comment ils font pour trouver une ressemblance avec un tel ou une telle ? Un bébé ça ressemble à rien. ».

 

P 327 : Dans une fratrie : « Etre né au milieu c’est la pire des choses . On ne profite de rien . seuls l’aîné et le dernier jouissent d’avantages . Le second n’a que le droit de se taire et de se soumettre. Il a raison M.Paulet quand il dit que la vie est injuste . »

11:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 11 août 2009

NAPOLEON l'amant pressé (Olivier Miquel)

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NAPOLEON , l’amant pressé

 

Un seul mot : PASSIONNANT

 

Extraits : P 39 : Au régiment d’Auxonne adolescent il écrivit un discours : «  on y lisait cependant des pensées précises et pleines de sagacité : L’homme aime à 13 ans son ami , à 20 ans son amante , à 40 sa fortune , et à 60 lui seul «

 

P 146 : «  Un soir , alors que l’on débattait depuis 6 ou 7 heures , in incident survint tandis que l’on discutait l’article du code civil évoquant le statut de la femme : la femme doit obéir à son mari , lut Cambacéres , énonçant l’article

-Ce mot est bon , pour Paris surtout , commenta Bonaparte, enchanté. Les femmes s’y croient le droit de faire tout ce qu’elles veulent . Mais demanda-t-il alors , se tournant vers Merlin, comment prévoit- on par exemple , de contraindre la femme qui aura quitté le domicile conjugal.

-On la sommera dit gravement le juriste.

-Je parle sérieusement , rétorqua Bonaparte

- Moi aussi dit Merlin

- Et quand vous l’aurez assommée demanda Bonaparte . Qu’est ce que vous faites ?

Il y eut dans la salle un tel éclat de rire que l’on dut renvoyer la discussion au lendemain. »

 

P 227 : « Il était 2 heures du matin quand Constant reconduisit Marie Waleska , le mouchoir sur les yeux , pleurant continuellement…..

- Ne crains plus l’aigle , ma douce et plaintive colombe, il n’a d’autre force envers toi que celle d’un amour passionné , mais d’un amour qui veut ton cœur avant tout . Tu verras : tu finiras par m’aimer et cet amour sera tout pour toi ……

Marie vacilla , au bord de l’évanouissement , le regard absent , , subjuguée, et se laissa tomber au fond de l’ottomane comme si elle s’offrait .Napoléon s’agenouilla alors à ses pieds , lui prit la main , et comme les petits doigts se refermèrent sur la sienne et qu’elle se laissa aller, il lui prit un baiser. Elle avait les yeux clos ……il s’affaira  dans une sorte d’ivresse , releva sa robe , glissa ses mains sur ses genoux dénudés et , comme s’il craignait qu’on lui posa une résistance , déchira avec frénésie les étoffes couvrant le haut de ses jambes tandis qu’il se déboutonnait , et entra en elle comme un soudard . » »

 

P 314 : « A Schönbrunn, en effet , une archiduchesse bien élevée (Marie-Louise)se devait d’ignorer l’existence même d’un autre sexe . Avec des précautions dont s’avisaient seuls les casuistes de la grande école espagnole, on s’ingéniait à une pudibonderie d’un raffinement inégalable : dans les basses cours , rien que des poules ,point de coq ; point de serin dans les cages, rien que des serines ; point de petits chiens dans les appartements , on y voyait que des chiennes . Quant aux livres on les lisait ciseaux en mains et Marie-Louise voyait souvent des trous à la place des mots qu’elle devait ignorer. »

 

P 368 : « A mille lieues de là , Napoléon était tout aussi loin de s’imaginer que , même si le monde lui appartenait , il n’appartiendrait jamais à ce monde là . Un même sentiment habitait les cours européennes . La haine que nourrissait à son endroit l’Angleterre trouvait le plus parfait écho au sein de la noblesse russe ».

 

P 395 : Napoléon à Metternich : « Que voulez vous donc de moi ? lui dit brusquement l’Empereur. Que je me déshonore ? Jamais ! Je saurai mourir, mais je ne céderai pas un pouce de mon territoire. Vos souverains ,nés sur le trône , peuvent se laisser battre vingt fois et rentrer toujours dans leur capitale ; moi je ne le puis pas . Parce que je suis un parvenu ! Ma domination ne survivra pas au jour où j’aurai cessé d’être fort. Et par conséquent d’être craint. »

12:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 04 août 2009

MORTEL SECRET (Carlene Thompson)

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MORTEL SECRET

Encore un livre de plage à mi-chemin de la série américaine du genre « DESPERATE » et du thriller.

On se laisse prendre sans effort à ce scénario classique et un peu convenu où à la suite de la découverte d’un double meurtre tous les personnages de l’entourage de l’héroïne deviennent tour à tour de plus en plus suspects .

Ainsi le suspense monte peu à peu , mais l’on devine assez facilement qui sera le vrai coupable . Toutefois vers la fin on a pas envie d’abandonner la lecture , ne serais cd que pour vérifier que l’on a deviné juste :

Térésa Faar , dite Teri , , huit ans après le meurtre de son père et de sa belle-mère , dont elle a été témoin dans son enfance , se trouve confrontée avec de nouveaux aveux du coupable , un tueur en série jugé et condamné à la peine capitale , qui revient sur sa confession et prétend n’être pas le meurtrier .

Du coup la rumeur accuse Téri , seul témoin de l’assassinat , d’être elle-même la vrai coupable…….mais…..

17:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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