« 2008-09 | Page d'accueil | 2008-11 »
lundi, 27 octobre 2008
QUAND CE JOUR VIENDRA (Claude Michelet)
La suite de « Quelque part dans le monde ».
Un livre sympathique mais un peu décalé rappelant le style du film de Carné « La grande illusion » avec P. Fréinet et Eric von Strheim . Il se lit avec plaisir , mais il n’est pas de la même veine que le précédent (cité ci-dessus )bien que du même auteur.
On retrouve donc Sylvestre et Terry qui ne cessent de se chercher cette fois-ci pendant la guerre de 14 . Sylvestre s’est engagé dans l’aviation ( bien sûr c’est l’escadrille des Cigognes aux côtés de Guynemer ! ) . D’où une série d’aventures patriotiques glorieuse…….Quant à Terry , journaliste de haut niveau , elle ne rêve que de retrouver Sylvestre……
Extraits :
P 97 : « Alors juste après s’être présentée , avoir donné sa nationalité , la raison de sa présence en France ……... elle s’était lancée dans cette longue et formidable aventure que son père , fils d’un pasteur du nord de l’Ecosse, venu en Amérique dans les années 1820, avait tenu à leur enseigner , à son frère et à elle……..Cette histoire c’était celle de l’Amérique , de ce pays qui était désormais le leur et dont ils devaient tout savoir , pour en être de bons et dignes citoyens »
P 158 : « En fait , faute de pouvoir concrètement se battre et souffrir , comme le faisaient des centaines de milliers d’hommes , il importait d’une façon ou d’une autre , de se déclarer de cœur avec ceux qui étaient au front. »
P 239 ! « Le 22 janvier , était venue, comble de la bassesse pour quelqu’un qui , comme elle , avait mesuré les terribles dégâts de la guerre, la déclaration du président Wilson , ce dernier , malgré les nombreux navires américains déjà coulés par les allemands , avait cru bon de dire , tout benoîtement : Il faut avant tout mettre un terme à la guerre …Notre pays n’a pas l’intention de se mêler de cette guerre…nous commettrions un crime contre la civilisation en y participant ! »
15:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 23 octobre 2008
ALERTE
Ci vous observez ceci sur l'un de vos arbres , ce n'est pas un ballon de rugby égaré à la suite d'un magistral coup de botte d'Elissalde ou de Bauxis , mais un nid de frelons de la pire espèce qui tue nos vaillantes abeilles .
Pour le détruire vous devez faire appel à une entreprise PRIVEE , car les pompiers et la municipalité n'interviennent qu'à la condition qu'il soit implanté sur la voie publique
11:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 22 octobre 2008
AUTOMNE
L'Aberte en automne
14:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 19 octobre 2008
TROIS PICASSO avant le petit déjeuner (Davud Stein)
En cette période de rétrospective des œuvres de Picasso , j’ai eu l’idée de relire cette biographie de David Stein , faussaire génial qui s’était enrichi (avant d’être découvert) en « inventant » des peintures « à la façon de…. ».
Il a peint et vendu des « Chagall » , des « Cocteau » ( lui-même peintre faussaire de Picasso) , au point de créer la panique parmi les experts…..
Décoiffant !
Extraits :
P 14 : « Picasso finit la toile de Velasquez et Céline achève l’œuvre de Zola. Mais rien pour autant rien ne finit ni ne s’achève…….
- Vous n’êtes pas Picasso !
- Bien sûr que si !Picasso , Rembrandt, Modigliani et Walt Disney , si vous voulez. Je suis le peintre , le vrai et le faux…… ».
- J’étais précoce , j’ai rencontré Cocteau , il m’a montré un faux Picasso qu’il avait peint , et que Picasso a signé… »
P 31 « Je peaufinais mon travail , ma technique introspective, et j’étendais mes imitations nuancées à Chagall , Picasso , Modigliani , Marie Laurencin. Toujours des peintres que j’aimais , sinon je n(aurais pas pu, pas su , mais jamais des maîtres inaccessibles ».
16:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 14 octobre 2008
LA VIE EN SOURDINE (David Lodge)
La vie en sourdine
Du David Lodge bien sûr ! Avec cette infinité de détails minutieux sur tous nos petits travers à tous tant que nous sommes !
D’un humour très britannique à prendre souvent au second degré , mais aussi parfois nostalgique ou attendrissant :
Desmond , professeur de linguistique , retraité depuis peu est atteint de surdité progressive (prsby-acousie ) . Il en est déjà au stades de dépendance à une prothèse auditive . Cela lui apporte beaucoup de désagréments , mais aussi , parfois , quelques facilités en société…….quoique…….quoique !.........
Il devra adapter son comportement avec son père (sourd également) , avec sa femme (encore en activité) ……mais encore avec une jeune étudiante américaine bizarre et envahissante !
Extraits :P 88 A son père : «Il doit bien y avoir quelque chose que tu aimerais faire .
- Non , y arien , a-t-il répondu d’un ton maussade . j’ai plus envier de faire quoi que ce soit Quand j’arrive à passer la nuit sans avoir à me lever plus de trois fois , que je peux me soulager correctement aux toilettes après le petit déjeuner , que je peux prépare mon dîner sans rien brûler , qu’il y a quelque chose qui vaut la peine d’être regardé à la télé… ça me suffit , j’en demande pas plus…….
Suis mes conseils , fiston . Vieillit pas
- Mais je suis vieux
- j’appelle pas ça vieux
- Je suis à la retraite , je touche une pension ,et un passe sur les bus . Et je suis obligé de me lever une fois toutes les nuits ,J’ai une carte de réduction sur les chemins de fer . Et je suis sourd.
- Un sourire discret a illuminé son visage : Oui , t’es un peu dur de la feuille, c’est vrai. Je l’ai remarqué . Je me demande bien où tuas pris ça . A ton âge , j’entendais parfaitement » .
P 167 : « Rien ne pouvait mieux illustrer la thèse selon laquelle l’essentiel de l’art contemporain est soutenu par un immense échafaudage de discours sans lequel il s’effondrerait tout simplement et ne posséderait plus rien qui pût le distinguer des détritus ».C’est ce que je disais à Fred au milieu d’une foule …….quand vous êtes sourd , non seulement vous êtes incapable d’entendre ce que disent les autres, mais vous ne vous rendez pas compte vous même que vous parlez fort ».
P 395 : Richard a fait résonner une note matérialiste plus stimulante en lisant un passage percutant du journal intime d’un naturaliste nommé Bruce Cummings……
« ……rien ne peut changer le fait que j’ai vécu : j’ai été moi , ne serais ce que pour un temps très court. Et quand je serai mort la matière qui compose mon corps demeurera indestructible…….quoiqu’il puisse arriver à mon Ame , …….chaque atome de moi jouant son rôle individuel , j’aurais encore un peu mon rôle à jouer……..La Mort ne peut rien faire d’autre que me tuer ».
16:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
dimanche, 05 octobre 2008
CRETE
Les "nouveautés" de la rentrée littéraire 2008 sont en effet assez décevantes cette année.
(soit morbides , soit sexo-orientées )
....Alors aujourd'hui une petite balade autour des monastères orthodoxes dans l'île de Crète pour la détente et la méditation !
16:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 02 octobre 2008
LA PORTE DES ENFERS (Laurent Gaudé)
Si vous êtes déprimés ou désespérés , ne lisez pas ce livre ! Vous ne récolterez que des cauchemars !.
C’est un roman très original , mais sinistre et morbide :
Mattéo , chauffeur de taxi à Naples et son fils Pipo sont pris dans une fusillade au cours d’un règlement de comte entre truands . Une balle perdue tue le petit. Pipo , 10 ans , .Dés lors la vie de Mattéo et de sa femme Giuliana n’est plus qu’une longue traque de vengeance et de mort à la recherche du tueur .
Matteo rencontre un petit groupe d’hommes qui , dans leur schizophrénie , pensent qu’ils ont découvert la porte de l’Enfer et décident de la forcer et de l’explorer .Mattéo est convaincu de retrouver ainsi son fils et de le ramener à la vie …….
Exiraits : P 75 : « Je descends dans les boyaux de la ville Je n’ai plus peur maintenant . Naples est là à mes pieds, et elle me cachera…..Toto Cullaccio doit encore hurler dans le cimetière .Il me semble l’entendre .Je l’imagine brandissant ses mignons au ciel. Le sang coule le long de ses manches. Il fait fuir les chats et les nuages . Ma belle victoire de sang. ».
P 147 : Le curé Mazerotti :«Après quarante ans de confession, j’en suis certain, répondit le vieil homme avec un air malicieux . Vous n’imaginez pas le nombre de paroissiens que j’ai pu écouter et pour qui au fond la vie n’est plus rien ..Ils ne s’en rendent même plus compte , mais tout ce dont ils parlent , c’est une triste succession de petites craintes e d’habitudes. Plus rien ne bouge en eux . Plus rien qui bouillonne ou remue . Les jours se succèdent les uns aux autres. Il n’y a plus aucune vies dans tout cela. Des ombres . Rien que des ombres..…….Juste quelques sales petites turpitudes . Heureusement que le corps vieillit ! »
P 163 : « Naples Tout était silencieux et incertain .Partout où ils passaient ils faisaient détaler de gros chats qui se carapataient dans les tas d’immondices les plus proches,ou disparaissaient sous les voitures .Les trottoirs dans les ruelles de la vieille ville , étaient jonchés d’ordures ..Les gens du quartier les entassaient là , le soir venu , sans se soucier des odeurs lourdes et écœurants qui se glissaient le long des façades .La vie s’endormaient dans ce parfum de vomissures et de poissons frits, comme un convive qui aurait piqué du nez au beau milieu de la table où il a festoyé ; la joue à quelques centimètres de son assiette souillée de restes. »
15:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note








