logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

mardi, 10 juin 2008

UNE ODEUR D'HERBE FOLLE (Michel Jeury)

medium_une_odeur_d_herbe_folle.jpg


Avec un clin d'oeil à Maie Zette!

La suite de la trilogie de Michel JEURY , après « Le vrai goût de la vie ».
Vincent Lerouge est devenu un adolescent curieux et plutôt « en avance » pour son âge .On devine que ce Vincent n’est autre que l’auteur agrémenté et romancé . Cela se passe toujours dans l’environnement de cette Dordogne attachante et profonde (pour ceux qui y ont vécu) .
En outre aussi pendant la période de guerre de l’occupation , de la résistance puis du début des trente glorieuses.
Vincent découvrira les premiers émois amoureux et apprendra en outre à détecter « l’odeur des herbes folle » qu’un bon agent d’affaires sait humer pour sélectionner les bonnes terres de culture !

Extraits : P 158 :« De jour ou de nuit , j’allais d’instinct vers les endroits les plus sombres , comme pour chercher « le secret » dans l’obscurité profonde. A la mare noire l’air grinçait de la musique des grenouilles . Je guettais les reflets et les bruits : un clapotis , un murmure de vent , un friselis d’herbes froissées ou de feuilles battues . De vieux chênes étirés par l’ombre et fourrés de lierre mêlaient leurs têtes au-dessus d’une flaque d’eau croupie… »

P 182 : « Une jeune femme autoritaire et distraite, Mlle Blancaneix , que nous appelions Blanchefesse , venait quelques heures par semaine nous faire le dessin , la musique et la gym,astique . Le curé s’était fâché à son sujet :
-Il n’est pas convenable qu’une femme enseigne la gymnastique à des garçons !. ………Mlle Blancaneix proposa de mettre un pantalon . Il le lui avait interdit l’année dernière : pas convenable non plus . »

P 225 : « Jeannette me semblait bien moins ivre que je ne l’avais cru .Mais elle se mit à soupirer et à geindre.
- J’ai très sommeil , aide moi à me déshabiller.
Je commençai donc par les souliers. Elle défit ses jarretelles , retomba inanimée sur son lit et ma pria de lui ôter ses bas .J’avalais ma langue à moitié , mes mains salaient le bouilli, j’avais l’impression d’être plus saoul qu’elle . Il me fallut déboutonner sa robe et l’aider à ôter ses sous vêtements un à un .Malgré la fraîcheur de la pièce , à peine chauffée par la cheminée de la bibliothèque , j’en avais la sueur au front . J’aurais autant aimé être à la messe de minuit .
Elle se laissa aller dans sa chemise de nuit comme un jambon dans un sac. L’odeur de sa peau me coupa le souffle. Son rire m’accompagna tandis que je m’enfuyais . »

P 323 : « Je revins en serrant la rose dans mes doigts rougis . Le couchant s’empourprait…..Je me penchai vers Jeannette et lui tendit la rose . Elle me regarda d’un air mi-rieur, mi-boudeur, les mains croisées derrière la nuque, la poitrine tendue , puis elle baissa les bras , touchée mais incrédule.
J’approchais lentement la fleur de son visage .
-Je te l’offre.
Sur ces mots simples , bien trop simples pour mes rêves , ma voix s’étrangla un peu . Et je vis les yeux de Jeannette se mouiller. Elle prit en même temps , avec brusquerie , la rose de mes doigts.
-C’est la première fois de ma vie qu’on m’offre une fleur ! »

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Nostalgie des premiers émois, on se met à rêver et on épouve un sentiment d'injustice!! Celui de plus jamais pouvoir faire le chemin à l'envers!! Amitié FAN

Écrit par : FAN | mercredi, 11 juin 2008

Tu donnes vraiment envie de le lire au titre et à l'histoire. Merci à toi. Bises de miche

Écrit par : miche | vendredi, 20 juin 2008

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique