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dimanche, 09 mars 2008

INES de mon âme (Isabel Allende)

Je ne sais si Ines SUAREZ a existé réellement , mais on a du mal à ne pas croire à cette histoire qui nous transporte au XVIeme siècle , lors de la conquête espagnole de l’Amérique du Sud , car c’est au travers des héros du livre , l’histoire de la création d’un pays : le CHILI .
Ines SUAREZ couturière espagnole s’embarque pour le Nouveau Monde , à la recherche de son mari aventurier , mais elle apprend dés son arrivée qu’il est mort .. Elle se joint alors aux conquistadores pour la conquête de nouveaux territoires , et ce sera le CHILI ; mais au prix d’une guerre sauvage avec les « indiens » qui acceptent mal ces envahisseurs………

Extraits :
P. 30 : « Un brasier d’impatience me brûlait le corps . Mes nuits étaient un enfer , je me retournais dans mon lit , revivant mes étreintes heureuses avec Juan……….j’étais constamment furieuse contre moi-même et contre le monde entier parce que née femme , je me voyais condamnée à la prison des coutumes . Je buvais des tisanes de pavot , comme me le conseillaient les religieuses de l’hôpital , mais elle n’avaient aucun effet sur moi . J’essayais de prier , comme me l’enjoignait le curé , mais j’étais incapable de terminer un Notre Père sans me perdre dans des pensées troubles . »

P 136 : « Ils avaient emmené du Cuzco des milliers d’indiens attachés avec des chaînes et des cordes au cou ,pour éviter qu’ils s’échappent .Ceux qui mouraient , ils leur coupaient simplement la tête , pour ne pas prendre la peine de détacher les files de captifs ou de ralentir la la progression de l’expédition qui se traînait dans la montagne ».

P 215 : « Il y a longtemps que je vis au Chili et je sais qu’il est inutile d’asservir les Mapuche, ils meurent ou s’enfuient . Ce ne sont pas des vassaux et ils ne comprennent pas la notion de travail , encore moins les raisons de laver de l’or dans la rivière pour le donner aux « huincas » .Ils vivent de la pêche , de la chasse , de certains fruits comme le pignon , de la plantation et des animaux domestique .Ils ne possèdent que ce qu’ils peuvent emporter avec eux . quelle raison auraient ils de se soumettre aux coups de fouets des contremaîtres ?La peur ? Ils na la connaissent pas .. Ils apprécient d’abord le courage , et ensuite la réciprocité : tu me donnes , je te donnes , avec équité . »

Commentaires

Votre analyse me donne vraiment l'idée d'acheter et de lire ce livre, ayant lu auparavant les autres oeuvres de cette romancière, si vivante et passionnée!!!


Amicalement
hélène

Ecrit par : hélène | dimanche, 09 mars 2008

Je n'aurais pas aimé vivre dans ce pays à cette époque et je crois que n'aimerais pas lire le livre non plus: quelle angoisse cet extrait laisse planer !!

Ecrit par : danielle | lundi, 10 mars 2008