« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »
vendredi, 29 février 2008
AFRIQUE DU SUD (suite)
09:50 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 27 février 2008
AFRIQUE DU SUD
13:57 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 25 février 2008
LES ANNEES (Annie Ernaux)
Ce n’est pas un roman mais un inventaire de tous les clichés que notre société a sécrétés pendant la deuxième moitié du XXeme siècle . Une auto biographie pessimiste de l’auteur pendant les 30 glorieuses, mai 68 , la Mittérandie , la Chiraquie .
Elle concerne en particulier la région parisienne .
Désenchantée , l’auteur en profite au passage pour régler ses comptes avec le « comportement macho » de la "gent " masculine .
Quant au XXIeme siècle , il est vu sous un angle encore plus noir et désespérant.
Extraits :
P 220 : « La nouveauté ne suscitait plus de diatribes ni d’enthousiasme , elle ne hantait plus l’imaginaire . C’était le cadre normal de la vie. . Le concept même de nouveau .disparaîtrait peut être , comme déjà presque celui de progrès, nous étions condamnés. La possibilité illimitée de tout s’entrevoyait.. Les cœurs , les foies , les reins , les yeux , la peau passaient des morts aux vivants , les ovules d’un utérus à l’autre et des femmes de soixante ans accouchaient ».
P 238 : «Cette forme susceptible de contenir sa vie …… d’une certaine façon , effaçant les paroles , les images , les objets , les gens , elle préfigure déjà , sinon la mort , du moins l’état où elle sera un jour , s’abîmant comme le font les très vieux , dans la contemplation – plus ou moins floue à cause de la dégénérescence maculaire liée à l’âge- des arbres , de ses fils et de ses petits enfants , dépouillée de toute culture et de toute histoire , la sienne et celle du monde , ou alzheimerienne , ne sachant plus quel jour ni mois ni saison en est. »
17:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 22 février 2008
RENARD Jules
Né le 22 Fevrier 1864
"La pudeur de la femme est un mur mitoyen. N'allez pas , imprudent, le dégrader vous même, car il s'effriterait, à la longue et fera brèche, et les voisins entreront chez vous"
l'Ecornifleur
"Que de gens ont voulu se suicider , et se sont contenté de déchirer leur photographie"
journal 29 Dec 1888
"Le style , c'est l'oubli dans les styles"
Journal 7 avril 1881
"L'ironie est la pudeur de l'humanité"
Journal 30Avil 1892
"Ecrire , c'est une façon de parler ans être interrompu"
Journal 10 avril 1895
"Les absents ont toujours tort de revenir"
Journal 14 Juillet 1896
"Tout le monde ne peut pas être orphelin"
Poil de Carotte
18:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 21 février 2008
GUITRY Sacha
Né le 21 Février 1855
Se promenant avec son grand père ils rencontrèrent un mendiant :
« Mon aïeul fouilla dans a poche et me remis 4sous : donne ça à ce malheureux.
Je déposai les quatre sous dans le chapeau du malheureux et je revins vers mon grand père . Au bout de quelques pas il me dit :
-Tu aurais du le saluer
-Le pauvre ?
-Rh ! oui
-Pourquoi ?
-Parce qu’il faut toujours saluer les pauvres à qui l’on fait l’aumône
Alors j’ai dit
-Pas celui là …..c’est un aveugle .
Ce n’était pas bête , mais mon grand père avait réponse à tout, et ce qu’il m’a répondu ce jour là m’a semblé bien joli .Il m’a dit :
-Et si c’est un faux aveugle ? »
Enfant pas très bon en arithmétique il eut un jour à résoudre un problème : il sortit de l’école , alla chez l’épicier et lui dit : « Monsieur je voudrais 4 kilos de sucre à0 franc 75 , 250 grammes de lentilles à 2 francs le kilo, 125 grammes de sel à o francs 50 le Kilo et 3 livres et demi de farine à 0 francs 80 le kilo .
- Bien , monsieur Sacha.
- Ça fait combien tout cela ? »
L’épicier avait calculé 5 francs 05 …..Sacha repartit tout content !!!
Au cours d’une réception il fut pris par l’un des convives pour un employé de l’hôtel :
-« Pouvez vous m’indiquer les toilettes ?
-Suivez ce couloir, Tournez à droite . Vous verrez une porte où il est écrit Gentlemen . Alors vous entrerez ..quand même. »
17:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 20 février 2008
BERNANOS Georges
Né le 20 Février 1888
Proposé pour recevoir la Légion d’honneur , il écrivit au Général de Gaulle :
« L’honneur aujourd’hui pour un Français n’est pas de recevoir la légion d’honneur , c’est de la recevoir de vos mains. Je viens pourtant vous demander la permission de persister dans mon refus .Ce refus n’est pas le premier , mais n’ayant appris cette fois la nomination que par les journaux , il m’a été impossible de décliner discrètement par avance comme en 1926, en 193, en 1940 , une distinction que j’étais résolu à ne pas accepter. N’importe ! J’arrive à l’âge où un écrivain doit éviter jusqu’au moindre soupçon d’équivoque . Il en est pour moi de la Légion d’Honneur comme de l’Académie ,que je viens de refuser aussi .Je ne me permets nullement de les dédaigner , je ne crois pas leur convenir, et je ne crois pas non plus qu’elles me conviennent . j’ai toujours pensé ,d’ailleurs, que la Légion d’Honneur devait être réservée aux militaires. »
« Il était véhément mais d’une lucidité éblouissante .Anticonformiste , courageux , c’est le moins que l’on puisse dire. »
Philippe Soupault « Vingt mille et un jour »
« C’était un être irrité, désespéré quelquefois et d’une extrême injustice. Il y avait en lui un saint et il y avait en lui un prêtre refoulé »
François Mauriac « Les paroles restent »
15:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 16 février 2008
UN AMOUR VOLE (Anita Shreve
1943 :En pleine guerre, la Belgique est occupée par l’armée allemande . Un groupe de bombardiers américains survole le petit village de Delahaut .
Le B17 piloté par le lieutenant Ted Brice est touché et se pose en catastrophe dans un pré à l’orée d’un bois.
Ted , blessé, est sauvé par un petit arçon , Jean , qui le confie à un couple de paysans Henri et Claire Daussois. Ted est caché dans la soupente de la ferme et soigné. Mais Henri , engagé dans la résistance est contraint de quitter sa ferme et de prendre le maquis………
Bien que ce type de scénario ait été surexploité dans la littérature , le cinéma ou la TV , on se laisse prendre une fois de plus par cette histoire « d’amour volé » à lire au coin du feu pendant un week-end d’hiver
Extraits :
P 115 : « L’haleine d’Antoine puait le vieil ail . L’idée improbable qu’il pouvait l’entraîner vers le lit effleura Claire .Où était donc Henri ? Elle se perdit dans ses pensées . Il y avait des années qu’elle connaissait Antoine , depuis l’école primaire, mais elle ne pouvait plus prévoir avec certitude la réaction des personnes qu’elle fréquentait .La guerre avait transformé à un point inimaginable des gens parfaitement ordinaires »
P 154 : « Des évènements que des destinataires ne pouvaient pas voir , ne pouvaient pas même imaginer , car ils n’avaient ni les mots ni les visions intérieures leurs permettant d’appréhender de telles horreurs . Un mitrailleur encore vivant , qu’un obus arrachait à sa tourelle et qui tombait en agitant les bras comme les ailes d’un moulin ; un autre mitrailleur , le sien , qui de ses doigt gluants , cherchait u morceau de chair emporté ».
11:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 10 février 2008
KESSEL Joseph Elie
Un CV réaliste de Kessel par André Billy :
« Il est né en Argentine de parents juifs émigrés de Russie. Toutefois ses origines lointaines sont douteuses . On dit qu’il descendait d’idolâtres convertis sous la menace du sabre , mais convertis au judaïsme, parce que le christianisme leur plaisait moins. Ce qui n’est pas du domaine de l’incontrôlable c’est qu’il a fait ses études au lycée de Nice et à Louis-le-Grand , qu’il a préparé l’agrégation de philosophie qu’il a été élève au Conservatoire , acteur à l’Odéon, rédacteur au Journal des Débats , artilleur, aviateur , chef de gare à Vladivostok , qu’il s’est marié à Pékin avec une roumaine, que rentré en France, il est reparti comme reporter pour la Russie et qu’à Riga les bolcheviks ont failli le fusiller……Il vit à l’hôtel, et je ne suis pas certain qu’il ait jamais vécu ailleurs . Un cabinet de travail ?Une bibliothèque ? Un train de maison ?A quoi bon ? Un lit, une armoire, une table, et un encrier dans l’embrasure d’une fenêtre,une sonnette à portée de la min pour demander , de temps à autre une bouteille de Vittel : ne voila t il pas l’indispensable ?.... Le champagnes , oui , mais par accès seulement . La vodka peut être de temps à autre . Il est vrai de dire que l’accès dure parfois trois jours . Trois jours passés sans dormir , trois jours passés à boire à faire impassiblement mille folies , ivre ?Non point. Gai ? Nullement . On pense plutôt à une lutte contre Kessel et un démon qui l’habite , et qu’il s’agit , quand il se réveille ,d’abreuver jusqu’à l’étouffement……Méthode de travail :néant. Kessel se lève tard et travaille habituellement peu . Mais que l’inspiration l’empoigne , alors il disparaît et revient au bout d’un mois avec le manuscrit d’un roman .»
14:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
MAILLOL ?
11:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 09 février 2008
LE RETOUR (Bernhard Schlink)
Voila un livre qui invite le lecteur à se poser des questions comportementales et philosophiques ardues……..voire un peu inquiétantes !
Le point de départ du roman met en scène l’aventure d’un soldat allemand qui , lors de la 2eme guerre mondiale fut fait prisonnier des Russes . Interné dans un camp en Sibérie , il s’évade , traverse la Russie et l’Europe de l’est , et après de multiples épreuves , parvient à rejoindre son village , sa maison . Il débarque à l’improviste , la femme lui ouvre la porte , mais est accompagnée de son « nouveau » compagnon .
Retour à la légende d’Ulysse qui retrouve Pénélope assiégée par ses prétendants que Ulysse exterminera .
Extrait : P 183 : »Chaque jour, je me réjouissais à l’idée de lui raconter une histoire avant qu’il s’endorme . Après la première histoire d’homme rentrant dans ses foyers , il voulut toujours en écouter d’autres L’histoire de l’homme qui revient met sa femme, qui ne le reconnaît pas, à l’épreuve en lui faisant la cour, ce qu’elle refuse par fidélité . Ou celle où il a la preuve de sa fidélité en lui racontant le mariage et le bonheur imaginaire de son mari à l’étranger, ce qu’elle accueille avec tristesse, mais sans jalousie et avec amour .L(histoire où il trouve sa femme avec un autre et repart sans se faire connaître,parce qu’il était porté disparu et qu’il ne veut pas troubler le nouveau bonheur que sa femme a trouvé après un long deuil. . Dans une histoire, un homme a menti et déclaré mort celui qui revient, et celui se venge et le tue ; et dans une autre , c’est le nouveau mari lui-même qui a inventé ce mensonge , et celui qui revient se fait connaître et lutte et l’emporte, sauvant ainsi sa femme d’un nouveau bonheur mensonger , et la ramenant au vrai bonheur. Max aimait particulièrement la variante où le mari revient le jour même du nouveau mariage , voit le couple se rendre à la cérémonie , et doit décider aussitôt ce qu’il doit aire . Il aimait aussi la variante où les deux hommes font connaissance et recherchent ensemble une issue à la funeste situation.
Il y avait ensuite les histoires de l’homme qui revient avec une autre femme , parce qu’on lui a faussement annoncé à l’étranger que sa femme était morte , ou parce que la seconde femme l’a aidé à s’évader , ou l’a sauvé de quelque autre danger. »
P 232 : « Plus je vieillis,plus j’ai du mal à comprendre mes interlocuteurs en société. . Un oto-rhino m’a examiné et a donné un nom à ce phénomène : surdité mondaine. »
P 358 : « C’est bien plus tard que je compris que j’avais sacrifié ma dignité à la paix…….que tous les rituels d’autocritique avec fausses accusations et fausses excuses , n’ont d’autre but que ce sacrifice de la dignité,et que ce sacrifice ruine l’estime de soi. »
11:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




