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lundi, 28 janvier 2008
COLETTE
Née le 28 Janvier 1873
Colette Sidonie-Gabrielle
« Avec les mots de tous les jours elle a su décrire toutes les sensations , peindre tous les paysages et , prodige plus rare , donner à sa prose une odeur…..on dirait qu’elle nous donne ses livres à respirer »
« Images » Roland Dorgelès .
Dans « Claudine en ménage » elle écrivit : « Le vice ,c’est le mal qu’on fait sans plaisir »
Elle eut une liaison de 4 ans avec Mathilde de Belbeuf dite Missy, arrière petite fille de l’impératrice Joséphine par son père et la descendante de Louis XV par sa mère .
Elle portait .un bracelet gravé « J’appartiens à Missy » .
« Willy ? dit elle un jour . Ce vieux con , ce salaud qu’est ce qu’il a fait dans sa vie ? «
Leon Deffoux lui répondit : « Ce qu’il a fait ? Mais vous , madame ! ».
Elle a été Chevalier de la Légion d’honneur en 1924 et grand officier en 1949.
A sa mort elle eut droit à des funérailles nationales accordées pour la première fois à une femme .
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samedi, 26 janvier 2008
VILLA NIRVANA (Vincent Crouzet)
Un roman d’espionnage où l’on voit un « James Bond » qui doute et qui est assiégé par des fantasmes érotiques ( on comprend à la fin du livre pourquoi) et surtout qui est loin d’être indestructible .
François Vargas colonel dans la DGSE est envoyé à Scarborough , bled perdu à l’extrémité de l’Afrique du Sud , là où l’océan Indien rejoint l’Atlantique , à la recherche de son frère Bruno Vargas , en fait son « frère d’arme » , brutalement disparu .
Mais François va avoir à faire à un enchevêtrement d’intrigues , un imbroglio idéologico sectaire , de trafic d’armes et d’influences politiques bien sanglants . Sans compter la présence à une encablure de la côte d’un terrible prédateur : le « grand requin blanc » , danger permanent pour le plongeur de combat qu’il est aussi …………
Extraits :P 91 : « Le Grand Ayatollah Seyd Jawadi Yazdi apprit la mort de son fils , Morteza, héros de la Révolution Islamique …………Dans sa tunique noire , il quitta à pieds et seul , son hawzah ………..A son passage, les femmes, muettes , rajustaient leur hidjab, et les hommes s’écartaient………..Devant le tombeau de la révérée Fatima………il prononça sa fatwa. »
P 119 : « Kimberley a élu domicile l’une de ces maisons aux toits colorés nichée au-dessus des monolithes de grés à Boulders, village mondialement connu pour son envahissante colonie de manchots du Cap……..Une vingtaine de mètres plus as , l’océan Indien agresse le granit poli de rochers ronds , oblongs, tendre refuge de manchots squatters .. Construite sur des piliers arrimés au grés , la demeure de Kim parait un vaisseau échoué à la défaveur d’une tempête de légende. ».
P 177 : « Ces jeunes femmes forment un commando de quatre binômes . L’une d’entre elle est chef d’équipe . Elles proviennent de toutes les régions de la grande Russie .
Leur jeune âge pourrait les disqualifier ; mais elles ont été certainement détectées et formées très précocement .La Russie de Vladimir Poutine redevient une puissance autoritaire qui puise dans l’expérience de son glorieux passé »
P 320 : « Je ne sais vraiment plus qui est ou qui n’est pas mauvais . Je pense……que personne ici ne respecte les frontières . Est-ce donc le vent sur cette lande , la confrontation de deux océans ?Est ce donc un monde ancien pas encore ébranlé , des révolutions inachevées , lumières blanches, ombres noires ? Que sont les menaces sans les réponse ? »
17:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 25 janvier 2008
"L'AURORE AU DOIGT DE ROSE"
17:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 24 janvier 2008
BEAUMARCHAIS
Né le 24 Janvier 1732
De son vrai nom Pierre-Augustin Caron dit de Beaumarchais
Il avait fait inscrire sur le collier de son chien ; « Je m’appelle Folette .Beaumachais m’appartient . Nous habitons rue Vieille-du-Temple au 38 »
Il acheta une charge à un vieux monsieur marié à une jeune femme.
Ce vieux monsieur mourut en laissant une fortune à sa jeune veuve
Beaumarchais épousa la jeune veuve
La jeune femme mourut quelques temps après
Beaumarchais hérita et se lança en « affaires »
Puis son associé en « affaires » mourut trois mois plus tard
Beaumarchais épousa la veuve d’un général richissime
Celle-ci mourut en couches .
« L’amour …n’est que le roman du cœur : c’est le plaisir qui en est l’histoire »
« Le mariage de Figaro » Beaumarchais
Pour « Le Barbier de Séville » il s’est inspiré de « L’école des femmes » de Molière, « La Précaution inutile » de Fatouville , « Les Folies amoureuses »de Regnard , du « Comte de Belfor » de Panard , de « On ne s’avise jamais de tout » de Sedaine.
« Je me presse de rire de tout , de peur d’être obligé d’en pleurer »
« Le barbier de Séville » Beaumatrchais
16:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 23 janvier 2008
STENDHAL
Né le 23 Janvier 1783
De son vrai nom Henri Bayle ; il eut 230 pseudonymes .
A dix ans il exulta en apprenant la décapitation de Louis XVI à Paris .
Il fut fonctionnaire au ministère de la Guerre , mais faisait tellement de fautes d’orthographes que toutes ses lettres devaient être relues et corrigées.
Sa première expérience dans une maison close lui inspira ces vers :
-«Dans un même moment rebandant nos pines
Nous nous précipitions tous sur nos deux putains
Oh ! qu’alors drôlement on vit errer les mains !
Cons, culs, tétons,fesse sont inondés de foutre,
Tous bandent à la fois , tous à la fois veulent foutre. »
Il eut comme pseudonyme : Louis-Alexandre-César-Bombet, Timoléon di Bois, William Crocodile , Lisio Visconti , puis en 1817 Stendhal qui est le nom d’une petite ville allemande de Saxe .
Il considérait qu’une femme de 30 ans était au seuil de la vieillesse .
Il avait 55 ans lorsqu’il écrivit en 52 jours « La Chartreuse de Parme » .
Il fut ainsi décrit par son ami Forgues : « Ce pauvre Bayle est mort .Il m’aimait autant qu’un homme qui mange peut m’aimer. Il est mort d’apoplexie en sortant de table .C’était un vieux garçon , égoïste , petit , laid, ordurier, engourdi, à moitié aveugle, paradoxal , enthousiaste à froid , méchant par derrière, doucereux par devant ».
Son épitaphe sur sa tombe : « Henri Bayle, Milanais .Il vécut , écrivit aima . Cette âme adorait Cimarosa, Mozart et Shakespeare »
18:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 22 janvier 2008
ROUSSIN André
Né le 22 Janvier 1911
Auteur de comédies de boulevard disait lui-même au sujet de sa première pièce : « Elle était si mauvaise que même les acteurs partaient avant la fin ».
Il entra pourtant à l’Académie en 1973 .
Il fut l’auteur de « La petite hutte » en 1947 qui fut jouée par Fernand Gravey et Suzanne Flon , obtint un immense succès , avec1500 représentations à la suite.
Par la suite il produisit « Bobosse » joué par François Périer avec autant de succès .
17:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 18 janvier 2008
LA 13eme MARCHE (Ruth Rendell)
Un thriller très psychologique , voire psychiatrique qui part d’une dérive obsessionnelle paranoïaque vers une schizophrénie caractéristique.
Mix amoureux d’un mannequin de mode qu’il idolâtre , superstitieux à l’excès , est en outre obsédé par la vie de John Christie , tueur en série dont il admire la légende .
Sa logeuse Gwendolen Chewer , vieille fille délaissée et racornie est tout aussi pathologique ……….
Attachez vos ceintures !!!
15:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 14 janvier 2008
LOTI Pierre
Né le 14 Janvier 1850
De son vrai nom Julien Viaud . Il utilisait le pseudo de Fédin pour parler de lui .
Le nom de Loti (une fleur exotique)lui a été donné par la jeune vahiné de 15 ans Rarahu (appartenant à la reine Pomaré IV) qui devint sa femme à la mode de Tahiti .*
Mais son grand amour fut Hakidié , la plus jeune de 4 épouses légitimes de Abeddin Effendi : il lui donna le nom de Aziyadé ( en turc aziz=très cher , yad=souvenir ) . Après son départ de Turquie en 1877 Hakidié désespérant de le revoir mourut de tristesse . Miné par le remord , Loti portera jusqu’à sa mort l’anneau en or qu’elle lui offrit .
Un amiral notait en 1890 au sujet de Loti : « Se farde d’une manière ridicule . je ne le proposerai pas pour un commandement » .Et l’année suivante le même écrivait : « Excellent officier . je le proposerai pour un commandement ».
Sa devise : « Mon mal j’enchante » il écrivait pour crier son chagrin . Ses muses : Aziyadé , Rarahu , Cora la mulâtresse sénégalaise , Suleima prostituée algérienne, Pasquala du Monténégro , Mme Chrysanthème japonaise .
Sardou disait de lui : « Mr Pierre Loteau , capitaine de vessie » et Loti renvoya « Mr Victorien Sardi , Marlou-le- Roy ».
Il fit parvenir à Montesquieu une photo de lui nu intitulée : « Académie d’académicien ».
A 64 ans , en 1914 (engagé volontaire ) il reçut du ministère de la guerre la citation suivante :
« Bien que dispensé par son âge de toute obligation militaire a repris du service , dés le début de la guerre , donnant ainsi un bel exemple de dévouement et de patriotisme .
A rempli sous le feu de l’ennemi , notamment à la Tête deBehouille (est de St- Dié) , en forêt d’Apremont et au fort de Manovillers , plusieurs missions dont il s’est acquitté à l’entière satisfaction de ses chefs.
A pris part à cinq campagnes , aussi bien qu’à la grande guerre. »
Le 28 Avril 1918 après avoir couvert 200 cahiers il écrivit : «Aujourd’hui , 28 Avril 1918 , et en prévision de ma mort , j’arrête définitivement le journal de ma vie commencé depuis 45 ans . Il ne m’intéresse plus et n’intéresserait plus personne . Pierre Loti .
15:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 09 janvier 2008
BEAUVOIR Simone de
Née le 09 janvier 1908
De son vrai nom : Simone Lucie Ernestine Marie Bertrand de Beauvoir
Dans « La Force des choses » , épilogue !
« Rien n’aura eu lieu , Je revois la haie de noisetiers que le vent bousculait et les promesses dont j’affolais mon cœur quand je contemplais cette mine d’or à mes pieds , toute une vie à vivre .Elles ont été tenues Cependant tournant un regard incrédule vers cette crédule adolescente , je mesure avec stupeur à quel point j’ai été flouée ».
Albert Camus : « Je commence « La Force es choses » je suis émerveillé ou presque par l’assurance de JP Sartre et de sa compagne : ils ont toujours raison , tous les autres se trompent . »
Dans « Le deuxième sexe. » S.de Beauvoir affirmait : « On ne naît pas femme , on le devient » et Erasme déjà avait dit : « L’homme ne naît pas homme , il le devient. »
10:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 08 janvier 2008
LES GENS HEUREUX ONT UNE HISTOIRE (Michel Jeury)
Je suis tenté d’ajouter « même » les gens heureux ont une histoire .
Mieux : y a t’il des gens heureux ?
Tel est l’avis de l’auteur qui nous conte la vie d’un homme qui est en fin de compte coutumier de l’échec.
Et au fil de la lecture de ce roman on se demande si cet homme là n’est pas l’archétype de « l’homme du 21em siècle » .
Jean Romain aux prises avec sa famille , ses enfants , ses congénères a beau philosopher avec sa petite- fille Fanny-Fa sur un mode parfois humoristique , parfois triste , il ne sortira pas indemne de ce tourbillon de vie .
Dialogue aussi avec sa mémoire , Jean Romain se lance à 75 ans dans cette analyse de « SON histoire ».
Extrait : P 17 : «N ‘était on pas plus heureux autrefois ? Le confort , cette invention du commerce , était réservé aux castes des très riches . Et encore Dans les châteaux d’ici ,du temps de mon enfance , on ne pissait pas au fond du couloir comme chez Louis XIV . , mais les cabinets étaient souvent bien loin , bien sales , puants et souvent bouchés ………
Pourtant il me semble qu »à ton âge , mettons entre 16 et 20 ans , j’étais plus heureux que toi ».
P 45 : « Pour peu que l’on ait eu une existence pleine et ardente ,le temps change en nostalgie le souvenir des petites douleurs et dompte et transfigure les grandes . Et cette tonalité que la mémoire revisitée installe dans le présent ouvre une porte sur l’avenir ».
P 109 : « Nous étions mariés depuis 3 ans …………..j’ai dû convenir , ce soir là , que je ne savais presque rien de son passé , de ses plaisirs d’enfance , ni de ses tribulations de jeunesse .Entre nous et le passé , un noir rideau repoussait la lumière .Je n’osais le soulever , par peur de rencontrer de l’autre côté ………….Vite je baissais le rideau ».
14:06 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




