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mercredi, 26 décembre 2007
Sur L'ALBERTE......il neigeait......le 25 Janvier 2007
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lundi, 24 décembre 2007
GRACQ Julien
Décédé le 22 Décembre 2007
De son vrai nom :Louis Poirier
Seul écrivain ayant refusé le prix Goncourt qui lui fut décerné en 1951 pour son roman « Le Rivage des Syrtes ».
A ses élèves qui lui demandaient des dédicaces il répondit : « Repassez à la fin de l’année lorsque les cours seront finis . Je vous signerai votre exemplaire bien volontiers ».
Il refusa également que ses oeuvres paraissent en format de poche .
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jeudi, 20 décembre 2007
RACINE Jean
Né le 20Décembre 1639
On lui reprocha d’abuser de « que » : exemple dans Britannicus
« Britannicus est seul :quelque ennui qui le presse
Il ne voit à son sort que moi qui m’intéresse
Et n’a pour tout plaisir,seigneur , que quelque pleurs
Qui lui font quelquefois oublier ses malheurs »
Phedre ayant été un échec il eut droit à ce commentaire de la part de détracteurs qui ne lui faisaient pas de cadeaux :
« Dans un fauteuil doré, Phedre, tremblante et blême,
Dit des vers où d’abord personne n’entende rien.
La nourrice lui fait un sermon fort chrétien
Contre l’affreux dessein d’attenter à soi-même.
Hippolyte la hait presque autant qu’elle l’aime.
Rien ne change son air,ni son chaste maintien.
La nourrice l’accuse :elle s’en punit bien
Thésée a pour son fils une rigueur extrême.
Une grosse Aricie au cuir noir,aux crins blonds ,
N’est là que pour montrer deux énormes tétons
Que , malgré sa froideur, Hippolyte idolâtre.
Il meurt enfin, traîné par des coursiers ingrats .
Et Phédre, après avoir pris de la mort-au-rats,
Vient en se confessant mourir sur le théâtre"
Racine meurt le 21 avril 1699 à la suite d’un abcès au foie dans de grandes souffrances
16:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 19 décembre 2007
ANATOMIE D'UN CRIME (ELISABETH GEORGE)
Dans ce thriller Elisabeth George met son très grand talent de romancière au service d’un dilemme « Cornélien » du 21eme siècle : la loi de la rue face à l’éthique citoyenne.
Joël un petit métis de 11 ans n’a plus de père , une mère en maison psychiatrique , une sœur aînée junkie , un petit frère handicapé mental ; recueillis par sa tante qui essaie d’élever cette petite famille de son mieux .
Ils habitent en banlieue Londonienne dans un quartier de « non droit ».
Plus qu’une « anatomie d’un crime », c’est une genèse de la criminalité où nous plonge E.George : on en sort pas indemne !
Extraits :
P 46 : « L’appartement où logeait la famille de Six empestait et il y régnait un vacarme infernal . L’odeur était celle de tabac froid et de vêtements sales . Le bruit émanait de la Télé et du karaoké d’occasion que la mère de Six lui avait offert pour Noël et qui était sensé aider Six à réaliser son rêve : devenir une vedette de pop. Il devait également , du moins l’espérait elle en secret , empêcher sa fille de traîner dans les rues . Il ne remplissait aucun de ces deux offices , mais cela échappait totalement à la mère de l’adolescente ».
P 124 : « Mais il ne voulait pas que Toby tombe aux mains de ces lascars .Aux yeux desquels son frère n’était qu’un phénomène , un chien à trois pattes , quelqu’un à asticoter , à humilier . Un être diminué à qui faire du mal ».
P146 : « A condition d’être doté d’un minimum de jugeote , toute personne ayant examiné « La Lame » ou passé une ou deux heures en sa compagnie aurait été capable de tirer un certain nombre de conclusions quant aux relations qu’il était possible de nouer à long terme avec cet individu .Pour commencer , il y avait son tatouage et ce que révélait de ses problèmes personnels et de sa capacité à se procurer u emploi lucratif le fait de s’orner la figure d’un cobra cracheur . En second lieu……. ».
P 176 : « Les jeunes de leur génération ne connaissaient que la gratification instantanée .Elles se creusèrent donc la cervelle pour savoir comment e procurer du liquide . Deux possibilité s’offraient à elles : vendre leurs faveurs à d’autres qu’aux livreurs (de drogue) ou voler de l’argent ».
P 357 : « Joël pouvait décrocher des notes époustouflantes en classe ; il pouvait écrire des poèmes capables de mettre les larmes aux yeux de ses collègues du Club des Mots il pouvait participer à un projet de film qui lui vaudrait d’avoir son nom sous les feux des projecteurs . Ces exploits ne lui servaient à rien dans le monde où il devait évoluer parce que aucun n’était de nature à faire crever les gens de trouille ».
11:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 18 décembre 2007
UNE NOTE
Bonjour :
Je me fais un peu rare en ce moment .......je suis débordé par mes occupations locales et j'avoue manquer aussi quelque peu d'inspiration ..........mais je vous promets une note pour demain
16:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 11 décembre 2007
MUSSET Alfred de
Né le 11 Décembre 1810
Son père Musset-Parthay était écrivain , spécialiste de Rousseau .
Alfred à l’âge de 4 ans amoureux de sa cousine Clélie (20 ans) la demanda en mariage « pour quand il aurait l’âge » et obtint sa promesse qui ne fut cependant pas tenue .
Plus tard George Sand proposa ses faveurs à qui lui écrirait le poème me plus obscène : c’est Musset qui l’emporta avec « Les filles de Loth » contre Victor Hugo pour « Merde » .
Après la rupture avec George Sand il écrivit « On ne badine pas avec l’amour », puis il reprirent leur liaison et rompirent définitivement : Musset s’adonna à la boisson et écrivit « La confession d’un enfant u siècle » .
Baudelaire écrivit à son sujet : « Excepté à l’âge de la première communion, c'est-à-dire à l’age où tout ce qui a trait aux filles publiques et aux échelles de soie fait l’effet d’une religion, je n’ai jamais pu souffrir ce maître des gandins , son impudence d’enfant gâté qui évoque le ciel et l’enfer pour des aventures de table d’hôte , son torrent bourbeux de fautes de grammaire et de prosodie , enfin son impuissance totale à comprendre le travail par lequel une rêverie devient un objet d’art ».
Rimbaud : "Musset est quatorze fois exécrable .....Le beau mort est mort, et , désormais ne nous donnons même plus la peine de le réveiller par nos abominations "
Pourtant Musset passa à la postérité qui garda toujours ce vers de "La coupe aux lèvres" :
"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse".
Epitaphe sur a tombe :
« Mes chers amis , quand je mourrai ,
Plantez un saule au cimetière.
J’aime son feuillage éploré ;
La pâleur m’en est douce et chère
Et son ombre sera légère
A la terre où je dormirai !».
Ainsi fut fait.
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mercredi, 05 décembre 2007
LES CHARMES DISCRETS DE LA VIE CONJUGALE (Douglas Kennedy)
Un bon livre : on en attendait pas moins de Douglas KENNEDY
C’est l’histoire d’une femme, d’un couple , puis d’une famille ce qui pourrait être banal : une vie conjugale aux charmes discrets , en somme « un long fleuve tranquille » .
Mais à un moment de cette vie paisible dans une petite ville paisible , voila qu’Hannah ( c’est elle qui raconte sa vie ) a commis un faux-pas , plus , un délit qui ne resurgira que trente ans plus tard .
Alors la vie d’Hannah va basculer dans le cauchemar .
Le lecteur est tenu en haleine jusqu’à une fin peut être un peu trop ……. « américaine » !
Extraits P 122 : « Attends d’avoir cinquante ans , et tu verras, une minute c‘est Noël , la minute qui suit c’est déjà l’été . u t’aperçois qu’il te reste combien ? vingt ou vingt cinq de ces minutes , et tu te mets à te demander à quoi ça servirait de faire l’addition »
P 207 : « A la place , j’ia résolu de conclure un pacte avec moi-même : je me suis juré que si je ressortais sans dommage de cette aventure , si je revenais dans mon pays sans encombre ………j’expierais toutes mes fautes en me montrant aussi altruiste que je le pourrais ».
P 286 : « Ne penses tu pas que la tristesse fondamentale du grand âge tient dans la certitude où tu te trouves ,que non seulement ta in peut arriver à tout moment , mais aussi que le monde s’est déjà habitué à compter sans toi ? ».
P 344 : « Mais une chose est sûre : même adultes , nombre de jeunes n’ont pas renoncé à bâtir autour de leurs parents l’image du couple idéal, sans comprendre que la réalité n’est pas toujours en technicolor ».
P 370 : » Plus précisément , c’était le type même du brillant intellectuel qui met sa brillante intelligence au service de la lutte contre sa propre classe , de la dénonciation des privilèges dont il a pourtant joui toute sa vie durant . Dans son cas, il fuyait non seulement sa jeunesse dorée……mais aussi ses responsabilités de mari , de père et d’éducateur de notre jeunesse, s’abandonnant au libertinage des années 60 avec une atterrante soif de vengeance ».
P 438 : « L’extraordinaire dans le banal : c’était un thème que j’avais souvent abordé avec mes élèves . Sous ses dehors les plus prosaïques , l’existence de chaque individu est riche de contradictions et de nuances. Elle est un roman potentiel , parce que malgré notre aspiration à le simplicité et à la tranquillité nous ne pouvons empêcher les catastrophes ou les accidents de parcours de modifier la trajectoire de nos vies ».
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mardi, 04 décembre 2007
la flamme bleue
13:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



