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mercredi, 31 octobre 2007
NIMIER Roger
Né le 31 Octobre 1925
De son vrai nom : Roger de la Perrière.
Ayant offert « Le Hussard bleu » à Louis Ferdinand Céline ,il eut cette réponse :
«Ah , Monsieur , vous me faites joliment plaisir en m’envoyant votre Hussard . Je me marre dés la première page, et ç la vingtième , j’arrête plus ! Voila un roman comme j’aime –direct et savant quand même , oh ! subtil habile roublard…..sensible -Oh ! là,là je désopile » .
Réponses au questionnaire de M .Proust :
« -Où aimeriez vous vivre ? :
Sous les pommiers à Venise
-Votre héros de roman préféré ?
Lucien de Rubempré
-Qu’auriez vous aimé être ?
Pline l’aîné
-Le principal trait de votre caractère ?
Les travaux forcés
-Ce que vous voudriez être ?
Mécanicien d’une grande dame
-Vos auteurs favoris en prose ?
Saint-Simon
-Votre devise ?
Il n’est pas nécessaire d’entreprendre pour espérer, ni de persévérer pour entreprendre"
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samedi, 27 octobre 2007
Quel arbre ?
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vendredi, 26 octobre 2007
SAINT JOHN-PERSE Alexis
Prix Nobel de littérature le 26 Octobre 1960
De son vrai nom Alexis Saint-Leger Leger qui prit le pseudonyme de Saint-John Perse en 1924 pour le publication d’ « Anabase » et « D’Amitié du Prince » .
Il fut déchu de la nationalité Française pendant l’occupation et se réfugia aux USA.
Il récupéra ses droits civils à la Libération et redevint ambassadeur .
Propriétaire dans la presqu’île de Gien grâce à la générosité d’admirateurs
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mercredi, 24 octobre 2007
toute l'histoire de CORSAIRE
Le Journal de Corsaire
Ce magnifique lévrier Sloughi, mesure 75 cm et est âgé d’un an et demi. De couleur crème avec la tête très foncée et portant de longues oreilles tombantes. Ses beaux yeux marron reflètent toute l’atrocité qu’à son jeune âge Corsaire a déjà subie… Lorsqu’il a été trouvé, par des ouvriers, son état était très grave et ne laissait pas présager qu’il vivrait… il aurait dû mourir d’inanition, abandonné avec ses atroces blessures… le pénis tranché et les testicules complètement infectées… oui… l’horreur n’a pas de limite…
Corsaire, a dû être amputé de tout l’appareil génital en urgence, et pendant l’opération il a cessé de respirer pendant quelques minutes, mais il est revenu à la vie… N’est ce pas un excellent exemple de volonté et de rage de vivre ??? Le vétérinaire qui s’en occupe est très surpris par sa volonté de vivre et la souffrance qu’il a pu endurer… C’est un battant !! A son arrivée il ne pouvait même pas se mettre debout… D’un caractère docile et tranquille, un peu timide il est toujours convalescent de son opération, mais il récupère.
23 mai 2007
Corsaire se remet trési lentement de son opération, il n'est pour le moment pas en état de voyager. Les bénévoles espagnoles veillent sur lui avec une grande attention. dès que sa santé et ses vaccins le permettront, nous irons le chercher et le ramènerons en France où il fera l'objet de soin les plus attentifs, une famille d'accueil l'attend déjà
Corsaire est maintenant sous la protection de Passion Lévriers et de tous les donateurs dans le monde entier qui nous aide afin que sa vie future s'éclaire.
Un immense merci à vous tous et surtout à Dominique aux EU.
30 maiI 2007
La santé de CORSAIRE continue de s'améliorer doucement , il est toujours sous antibiotiques pour éviter l'infection.
Dès que le vétérinaire espagnol nous donnera l'autorisation, nous le ramènerons en France afin qu'il termine sa convalescence.
14 juin 2007
Merci à tous ceux qui demandent régulièrement des nouvelles de CORSAIRE.
Il arrivera à la fin du mois si tout continue d'aller bien pour lui, nous irons le chercher en Espagne
Sa santé s'améliore doucement pour le moment
Bonjour aux Parrains et Marraines de Corsaire qui l’ont accompagné durant ces dernières semaines par la pensée et aussi par l’aide apportée pour soigner ce petit.Nous sommes allées chercher Corsaire avec Béatrice et Bénédicte lors du sauvetage de 18 lévriers, une petite croisée adorable répondant au nom de Noa et l’adorable petite chatte Bélinda sauvée par Imma.
Corsaire faisait donc partie du voyage, il a eu la place privilégiée, sur mes genoux une partie du voyage, avec épaisse couette et clim.
Jeudi 28 juin 07 :
Lorsque nous sommes arrivées au refuge, tout de suite j’ai cherché Corsaire du regard. Il errait, sa pauvre échine balançant au rythme de ses pas, encore très maigre, au milieu de la cour, se couchant, se levant, au rythme de... RIEN.
Un regard vide dans notre direction, faisant très attention que l’on ne s’approche pas de trop près, m’a tordu l’estomac. Comment un si beau chien a pu en arriver là, que t’ont-ils fait Corsaire ? ces monstres, ils t’ont abimé, ils t’ont souillé, ils t’ont tout retiré, la confiance, la dignité, tu ne pourras plus jamais être un male sloughi au regard qui, quand on le croise, nous donne toute cette noblesse et cette beauté de l’âme que présente cette race de lévrier. Le sloughi, pour ceux qui ne les connaissent pas, ont une grande noblesse, une grande distinction,
Un sloughi vous étudiera avant de venir vers vous, son regard scrutateur arrêté sur votre personne. Il ne vous donnera pas sa confiance immédiatement. Il ne remuera jamais la queue s’il ne vous connaît pas !Visiblement, Corsaire n’a pas compris ce qui lui était arrivé, ce que la vie représente pour un pauvre sloughi perdu au milieu de cette Espagne si hostile quand on est né lévrier !Il porte une souffrance physique mais surtout morale.
Samedi 30 juin 07 :
Arrivé à Bordeaux, il m’a suivie, subissant, ses pas dans les miens.Il est arrivé à la maison, où j’ai vainement essayé de le faire boire, de le faire manger, rien. J’ai essayé de lui donner dans ma main, il restait debout, figé, Me fixant d’un regard vide.
Je l’ai installé moi-même dans la corbeille car même là, aucune réaction.
Avec mon sloughi et Choupito, grey rescapé d’Espagne, quand il les a vus, il a quand même manifesté un petit signe de contentement en remuant le bout de sa queue, juste un petit peu mais suffisamment pour qu’on le voie.
Nous sommes rentrés, j’ai laissé l’eau, la nourriture et je suis partie dans une autre pièce. Je l’ai entendu au bout de quelques minutes boire, puis manger. Ouf !
Le soir, avant d’aller me coucher, je l’ai câliné, il a posé sa tête au creux de ma main, se laissant aller. Il me faisait confiance... les larmes montèrent de colère pour le mal que ces monstres ont pu faire à ce sloughi qui n’est que douceur.
Dimanche 1er juillet :
Je me suis levée 3 fois durant la nuit pour vérifier que tout allait bien et Corsaire épuisé dormait à chaque fois sans bouger une oreille). Au matin, je suis allée directement lui dire bonjour. A ma vue, le petit bout de queue bouge. Ca c’est ma récompense, Corsaire, tu as envie, je suis tellement heureuse.
Nous sortons (car tu as été très sage, pas un pipi, rien).Puis c’est le repas du matin. Tu manges un peu. Pas beaucoup à la fois. Il va falloir que je te donne ta ration en plusieurs fois.
Ton état m’inquiète car je trouve que tu ne tiens pas bien sur tes pattes arrières.La belle démarche qu’ont les sloughis est inexistante.
Sinon, l’opération est très nette. Tu n’as plus rien, bien sur, mais le vétérinaire qui t’a opéré t’a laissé un morceau de peau qui simule un sexe, je dirais, presque de femelle. Tout est net, pas de risque d’infection.
Le dimanche va se passer calmement, tu n’es pas réceptif à grand-chose, mais on te stimule, on ne te laissera pas t’enfermer dans ton malheur.
Lundi 2 juillet :
Rien de plus à dire, la journée se passe calme, identique à la précédente. Toujours propre, pas une bêtise. Tu demandes à sortir. Encore une fois je suis scotchée par cette capacité qu’ont ces lévriers à comprendre tout de suite qu’ils sont dans une maison, que les besoins sont dehors et qu’on réclame pour sortir, comme si cela avait été leur quotidien alors que nous savons que JAMAIS une maison ne leur est ouverte. Ils ne connaissent pas, et malgré ça la propreté est là, comme s’Ils avaient toujours été là !
Mardi 3 juillet :
Les rendez vous sont pris pour passer radiographies du dos et du bassin (il nous semble que les coups portés ont occasionné une fracture d’une vertèbre).
La faiblesse du train arrière est due probablement au choc opératoire, je veux m’en persuader. L’ostéopathe le recevra le lundi suivant.
Jeudi 5 juillet : verdict de la radio.
Je l’amène, je ne suis pas fière, j’ai peur d’entendre le résultat.
Dès que l’on arrive chez le vétérinaire, à peine descendu de la voiture (j’ai pris le soin d’amener avec lui Choupito pour qu’il ne soit pas seul) il freine des quatre pattes et heureusement que le collier est bien serré. Je dois le porter pour rentrer à l’intérieur. Les odeurs lui rappellent toute sa souffrance.
C’est avec beaucoup de douceur que le vétérinaire le prend dans ses bras pour l’amener à la radio.
Au bout de 30 minutes, le résultat révèle que RIEN !!! j’en pleurerais.
Rien n’est cassé, la faiblesse du train arrière, pour le vétérinaire est le fait qu’il est resté trop longtemps immobilisé, c’est une convalescence longue me dit il suite à la grave opération subie, au très grand stress et surtout à la douleur qu’il a du éprouver qui est à la limite de ce qu’un homme pourrait supporter. Il n’a plus de muscles, et c’est d’après lui la raison de cet affaissement du train arrière. Il faut remuscler, programme d’une marche journalière progressive.
Prescription de vitamines, d’oligo éléments, et un apport pour ses cartilages. Il ajoute un anti inflammatoire afin de le soulager car il doit souffrir.
Nous repartons, et déjà, dehors, comme s’il comprenait, sa démarche est presque un petit peu plus normale.
Vendredi 6 juillet :
A partir d’aujourd’hui, 15 mn de marche.Je suis partie avec Toubkal et Corsaire. Mais une rue plus loin, des travaux et un groupe d’ouvriers. La peur !!
J’ai insisté pour que, quand même, nous passions, en caressant, en parlant. Mais cela a été très difficile.
Nous sommes revenus, il faut y aller progressivement et rassurer tout le temps. Quand nous sommes rentrés, il s’est couché et visiblement l’appréhension de croiser ces hommes et de la sortie l’ont épuisé. Grosse sieste.
Demain : programme du bain. Je n’ai pas voulu le faire plus tôt, contrairement aux autres passés par la maison, car je ne veux pas occasionner de stress.
Je doucherai Toubkal en premier (hé oui Toubtoub, on montre l’exemple, en grand frère que tu es !).
Blandine et Corsaire
Lundi 9 juillet :
Aujourd’hui, Guillaume, ostéopathe a vu Corsaire.
Corsaire est resté durant tout le temps que lui a consacré Guillaume figé, le regard fixé au loin, presque insensible à ce qui pouvait encore lui arriver.
Guillaume est ahuri par l’état de ce chien. Il confirme que le dos a subi des gros traumatismes, il a des côtes qui présentent des suites de ces traumatismes, il n’a plus de circulation correcte au niveau du ventre : à la palpation, celui-ci est froid. Beaucoup de manipulations, à la suite de massages, décontractent petit à petit Corsaire. Sa démarche entre les manipulations se détend , redevient presque normale.
Tout au long, Corsaire est resté très gentil, sans aucun mouvement réactionnel. Guillaume le reverra dans 4 semaines.
Il me dit qu’il devrait se sentir mieux, je le vois tout de suite car il se déplace beaucoup mieux.
Nous rentrons, car une séance d’ostéopathie fatigue.
Manger, médicaments et au lit !
Avec mon copain Choupi:
Avec mon second copain Toubkal:
Un long nez ? ... ...et oui ! c’est Corsaire !!
bon la sieste à présent !!
Mardi 10 et mercredi 11 juillet :
Il me semble qu’il mange mieux aussi.
Il commence à faire des trucs de chiens normaux : se gratter l’oreille, se poupougner .Aujourd’hui je l’ai même vu faire comme un semblant d’attraper la peluche de Toubkal...Et devinez ce qu’il a fait ?? il est monté sur le canapé, s’est assis et a regardé au travers de la fenêtre !! le Cloon de Toubkal !! je n’ai malheureusement pas eu le temps d’immortaliser un cliché de ce moment. Il est redescendu du canapé comme étonné de ce qu’il avait fait !! je l’ai cajolé, je lui ai dit que c’était formidable, qu’enfin il était là, avec nous !!!
Quand je suis là et qu’il ne me voit pas, il pleure à présent.
Mardi 17 et Mercredi 18 juillet :
Corsaire sur le plan de l’appétit va beaucoup mieux, il termine toutes ses rations, réclame à présent le matin et le soir.
Toujours excessivement propre. IL est à présent tout beau, lavé de près ! On a brossé et enlevé tout le poil mort : le poil est à présent un peu moins rêche. Il se sent mieux manifestement. Il répond bien à son nom à présent.
Il a néanmoins toujours très très peur dès qu’une nouvelle personne apparaît.
Lorsque nous nous promenons, je n’ai droit à aucun mouvement jugé un petit peu brusque par lui. Il s’aplatit immédiatement sur le sol !!!!!! attendant manifestement que les coups pleuvent.
Bon sang, ce sont des malades ceux qui ont fait ca, et combien ce mot est faible et dérisoire pour décrire de tels sévices. Corsaire a subi un grave traumatisme, une douleur épouvantable, mais aussi de longs jours, de longues semaines, de longs mois de souffrances morales, physiques... oubliera t’il un jour ?
Il est là, mais sans être encore parmi nous vraiment.
Il ne se frotte pas sa jolie tête sur le coussin comme font les autres...
il ignore ce qu’est la position de bien être d’un lévrier quand ils sont couchés sur le dos, leurs grandes pattes détendues, simplement confiants et heureux...
Je ne l’ai pas encore vu étendre ses grandes pattes le matin au réveil comme font tous les autres...le postérieur en l’air, étendant si bien leur colonne...
je ne l’ai pas vu encore faire mine de suivre les autres pour courir...
NON, tous ces bonheurs là, Corsaire ne les voit pas, ne les devine pas... Il mange ; il vient quand j’attrape la longe pour le sortir ; il se couche, les yeux rarement, très rarement, fermés... son regard est toujours lointain... à quoi penses tu mon Corsaire ? revois tu dans ta jolie tête tes tortionnaires, ton douloureux parcours... Oublieras tu un jour ?...
Le journal de Corsaire ... Une Déclaration...
Bonjour à toutes et à tous, vous qui m’avez accompagné depuis le moment de la terrible torture qui m’avait été infligée parce que, ... je suis un lévrier, un sloughi de plus, c'est-à-dire un lévrier très racé, mais aussi un lévrier qui ne plie pas...
enfin comme ILS l’entendent là-bas, dans ce pays, où naître animal est une abomination et surtout, surtout quand on nait lévrier...Sans ces personnes qui ont immédiatement tout tenté pour me sauver, je serais mort dans d’atroces souffrances.
Les souffrances, je les ai subies, atroces, même que le vétérinaire qui m’a soigné à mon arrivée en France a dit à ma famille d’accueil qu’un homme à qui on aurait infligé une telle blessure en aurait eu le cœur qui se serait arrêté. Le mien s’est arrêté mais j’avais une farouche envie de vivre, de vivre LIBRE, considéré, aimé, respecté.
Aujourd’hui, je suis le 4ème membre de la famille qui m’a accueilli, Béatrice, ma sauveuse, mon amie, ma maman humaine.
Elle m’aime, elle m’aime... si vous saviez, pour rattraper dit-elle ces mois, ces années ...où le mot amour pour moi était totalement inconnu.J’ai une grande sœur, Athéna, une splendide Braque de Weimar, qui m’a accueilli avec plein de douceur, m’a laissé aller dans son panier, m’a prêté ses jouets ... Vous vous rendez compte ??
Bon, j’ai encore très, très peur des humains, des bruits de la ville, ce que j’aime par-dessus tout c’est quand on s’en va le matin pour aller à la campagne.
Ma maîtresse à un troisième bb... ... Urse, cheval retraité, et là ma maman me promène en longe (j’ai beau pleurer, lui faire mes plus beaux yeux tristes pour qu’elle me laisse courir en liberté, rien à faire, elle a encore trop peur). Il n’y a que chez ma famille d’accueil que je peux aller courir car là, rien à faire, tout est barricadé ! et là je m’éclate, je coure partout, avec Althéa qui me précède, me suit, m’accompagne.
Bon, petit à petit, j’espère que je vais pouvoir prendre sur moi, avoir moins peur des êtres humains. Il n’y a qu’avec mes maîtres que je me sens en sécurité.
J’ai vraiment trouvé le paradis ! Mais aussi, j’aime de tout mon cœur, je me suis donné, vous le savez un sloughi c’est comme ça ! il n’y a plus que Béatrice pour moi, c’est mon soleil !
Bientôt je vais connaître Edouard et Haibo, leurs enfants. Il parait qu’ils sont très, très impatients de me connaître, de me cajoler.
Pour le reste, ma longue promenade quotidienne, 7 jours sur 7 ! m’a permis de retrouver mes muscles, j’ai grossi aussi car j’ai un appétit d’ogre !
Donc tout va bien pour moi à présent. Je vous dis merci pour m’avoir aidé à m’en sortir, vous mes amis espagnols, Vous tous mes parrains et marraines, vous tous mes amis de Passion Lévriers.
Schubert (désormais c’est mon nom)
Septembre 2007.
La suite de mon journal ... ce 15 octobre 2007
Quelques nouvelles car on m’a dit que plein de personnes s’inquiétaient de ne pas avoir de mes nouvelles, voulaient savoir ce qui m’était arrivé.
Bon, cela fait à présent 2 mois que je me suis installé dans le cocon que Béatrice m’a confectionné au sein de sa famille 4 pattes et 2 pattes !!
A présent, je joue, mais comme un dingue, j’ai des jouets, notamment le même singe que Toubkal, mon cousin de ma 2ème maman (d’accueil), me prêtait. Il est tout mou, je le jette en l’air, je m’amuse comme un fou !! après on fait la course sur les parquets cirés, s’il vous plait. Jamais elle me rattrape la belle Althéa.
Bon les voisins disent rien à ma maman... Par contre, quand quelqu'un prend l’ascenseur en même temps que nous ou que quelqu'un se trouve sur le trottoir, là je peux pas me raisonner et de petits incidents arrivent ! Ma pauvre maman se fait attraper par les gens qui ne savent pas mon histoire et la réprimande. Il faut que je me raisonne, le vétérinaire a dit « il en est capable, il y arrivera, car il est très intelligent » . vous vous rendez compte ??? moi le banni entre les bannis, avec mes frères lévriers, jamais en Espagne on a dit ça !!! ha, en m’endormant à coté de ma maman et de mon papa, je me répétais, répétais ces si beaux mots... intelligent, intelligent, alors ça !!! ah !ca me booste ça !!
A présent, Béa me lâche. Je l’ai tellement enquiquinée (vous savez, j’avais trouvé le truc : je chouinais, sans arrêt, je lui faisais mes yeux de reproche. En définitive elle a craqué !!! bon, on a fait des essais avant chez ma maman d’accueil où tout est clos, impossible de s’échapper. Valentin mon copain a bien fait le tour pour voir, au cas où, ce qu’il y avait de l’autre coté... mais non, impossible, c’est des malades de la clôture je vous le dit moi. C’est vrai que le dernier pensionnaire avant moi avait tout refait, vous savez Succès le percheron, à peine un coup de fesses, et hop la clôture à refaire. Du coup, mon papa d’accueil a tout refait, patiemment, et les petits clips électriques, et tout et tout... plus personne ne passe !!
Et depuis ces essais franchis avec succès (pftttt !!) alors là, je m’éclate. Le matin, chez ma tata Béné, ma première « défoule » c’est dans la carrière...
Je fais des tours, et des tours, à toute allure, dans le sable, je m’en donne à cœur joie. Tout le monde me regarde. (et bien sûr m’admire !!).
Après, je me couche, j’ai mon compte !!
Ensuite, j’accompagne Béa, elle est au pas avec Urse... je vais au pas ; au trot... je trotte ; au GALOP... je GALOPPE !!!! ma maman d’accueil doit venir faire un film car il parait que je suis un sloughi comme les autres, très beau, très puissant.
Et derrière Urse, je vous dis pas. Les acteurs de Rintintin et Zorro peuvent s’accrocher, on est les plus bô !!!
Bon, voilà, à part ça, je mange comme quatre !! J’ai bien regrossi. Je suis devenu très beau !!! (bon je répète ce que j’entends, vous inquiétez pas, j’ai pas pris la grosse tête.. !!! encore !!).
Au revoir à tous, qui ne m’oubliez pas. A bientôt d’autres nouvelles....
Schubert (ex Corsaire) le 15 octobre 2007
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lundi, 22 octobre 2007
UN MATIN SUR LA TERRE (Christian Signol)
Le 11 Novembre entre 6 heures 30 du matin et 11 heures , heure officielle du cessez le feu , trois poilus – Pierre, lieutenant, Ludovic , sergent , et Jean 2eme classe – sont tapis au fond d‘un trou d’obus en première ligne .
Les obus pleuvent et les mitrailleuses crachent encore la mort .
En attendant l’heure fatidique , chacun revoit sa vie , ses moments heureux , ses joies et ses peines .
L’histoire prend fin aussi à 11 heures : suspense………….. !
Comme d’habitude Christian Signol nous fait partager une foule d’émotions et de sentiments qui tiennent le lecteur en haleinne jusqu’à la dernière ligne .
Extraits :
P 145 : « Il avait fallu du temps pour l’apprivoiser . Elle avait deviné que cet homme n’avait jamais vécu comme les autres hommes , qu’il y avait en lui quelque chose de fort et de grand , qui, parfois la submergeait .Elle lui parlait de son enfance sur le plateau mais lui ne disait rien de la sienne . Il se montrait franc avec elle , mais ne la laissait pas approcher de ces frontières au-delà desquelles il se retranchait farouchement ».
P 150 : « Même au début de la guerre ,dans les premières tranchées,il avait prié , consenti à ce qu’il vivait , comme si cette nouvelle épreuve lui avait été justement infligée pour l’affermir davantage dans sa foi. Et puis un jours , une nuit plutôt , sous les obus qui tombaient sans discontinuer, tous ses camarades étant morts à côté de lui , déchiquetés , il avait cessé de prier ……….il se demandait s’il n’avait pas rêvé sa vie d’avant , si le Pierre Desforest d(avant la guerre avait vraiment existé ».
P 177 « Ce qui lui manquait ,à lui, c(était la verdure des prairies du Périgord, les rives de la Loue et de l’Auvézère , les greniers pleins de foins , l’odeur chaude des moissons , la grand-place de Lanouaille où résonnaient les coups de marteau du maréchal-ferrant .Il savait qu’il était en train de payer le prix d’une liberté future, qu’il la payait cher , mais qu’il devait y consacrer tous ses efforts ».
P232 « La seule chose qu’il savait , ce matin du 11 Novembre , , c’était qu’il était vivant , que quelqu’un ou quelque chose l’avait protégé , sans doute pour revenir vers Marie , leur restituer ce à quoi ils avaient droit , réparer cette injustice qui leur avait été faite , depuis six ans , six années interminables volées à leur jeunesse et à leur amour ».
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samedi, 20 octobre 2007
CORSAIRE
15:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
VALERY Paul
Né le 20 Octobre 1871
Jean Cocteau disait de lui : « C’est le premier fort en thème qui a compris les ressources de l’intelligence du cancre et les a montées en épingle ».
Gallimard lança une collection intitulée : « les rois du monde » avec le concours d’écrivains dont la tâche , confortablement rémunérée était de vanter les mérites d’entreprises célèbres :
Pour 70.000 francs (en 1930) J. Kessel vanta la Compagnie des wagons-lits
Pierre Mac Orlan : le Printemps
Paul Morand : Gnome Rhône
Paul Valéry n’accepta le Comité des Forges qu’à condition de toucher le double de Paul Morand qui avait lui-même exigé autant que Kassel ………mais l’affaire échoua .
Il adopta la formule de « l’inversion maligne » de Lautréamont , ou inversion de la pense de grands auteurs : Ainsi la pensée e Pascal : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » devient : « Le vacarme intermittent des petits coins me rassure » ..
Lorsqu’il émettait un avis important , il ajoutait : « Et d’ailleurs on s’en fout ».
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vendredi, 19 octobre 2007
Quel arbre ?
15:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 18 octobre 2007
LACLOS Choderlos de
Né le 18 Octobre 1741
Militaire et écrivain , Pierre Ambroise Choderlos de Laclos , qui fut l’auteur des « Liaisons dangereuses » , fut aussi un révolutionnaire qui organisa la marche sur Versailles en 1789 .
Emprisonné il devint ensuite un proche de Robespierre et fut nommé secrétaire général du club des jacobins .
Il écrivit secrètement de nombreux discours pour Robespierre et à la mort de ce dernier , il rentrera dans l’ombre .
Mais il devint bonapartiste et Napoléon le fit général .
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mardi, 16 octobre 2007
LA SAUVAGINE (Claude Courchay)
Une histoire déjantée , une philosophie du désespoir. C’est écrit dans un langage « parlé » , haché , parfois fatigant , toujours émaillé d’humour caustique .
Un « vieux monsieur » dont la biographie semble assez apparentée à celle de l’auteur se prend d’amitié avec un jeune couple (eux même amis d’enfance) qui n’arrive pourtant pas à se rejoindre et pour lequel il décide de devenir leur « trait d’union » .
Extraits
P 93 : « Autre chose , le marché change .La tendance people ne date pas d’hier, certes, mais à présent elle a tout avalé .On pouvait le prévoir. Les petits malins vous le disent . Après coup , les gens ont toujours tout compris .
L’explication ? Ils se sentent minables dans leur vie étriquée . Leurs faux besoins augmentent en flèche , pas leurs ressources . Fini la ville , les voila zonés dans des banlieues pourries, des clapiers paumés. A eux les boulots précaires. Pour s’y rendre , ils ont le choix entre les embouteillages permanents , coincés dans leurs tas de boue à roulettes et les relents de gazole . Respirez ! Ou le RER puant , avec grèves surprises garantie, des heures plantés sur le quai .La joie à l’aller ,la perspective d’agression au retour . Douce France .
Il leur faut donc leur ration d’oxygène , ils doivent absolument croire que la vraie vie existe , que des demi-dieux jeunes , beaux et friqués peuplent encore la planète, que le paradis est sur terre. Ce paradis ,vous le trouvez dans la presse people ».
P 175 : « Ce sera donc la mode . Tout ce que j’en connais je le dois à la télé, ces défilés de mannequins anorexiques, dans des fringues à faire hurler d’angoisse les chacals. Pauvres filles…Question ligne, elles l’ont, il manque juste les épingles à linge. Et l’allure , cette démarche déhanchée , ces pieds propulsés l’un dans le sillage de l’autre , cette dégaine anti-naturelle…Comment ose –t-on ? Garde tes questions, tontaine tonton . Les grandes douleurs sont muettes ».
P 182 : « C’est vrai . Pas d’enterrement donc . moi aussi je préfère . Ici on s’en pourlèche Ce sont des occasions de se réunir , comme la foire aux agnelles ou la fête du pain. On enfourne le cercueil dans l’église. Le curé entonne les louanges du défunt en long et en large , bon père , bon époux, bon comme la romaine….Le disparu fut un modèle . Il laisse des regrets , un exemple et ses pantoufles . Ses amis , unis dans cette douloureuse épreuve , se souviendront longtemps de….Etc. Mettre au féminin su besoin.
Dehors les collègues ont déjà tourné la page , et comment !Ils se retrouvent , ils causent .Certains ne s’étaient pas revus depuis les dernières funérailles , justement . Ils échangent nouvelles et ragots .Ils se posent les questions à l’ordre du jour . A qui le tour ? Les pronostics vont bon train……… ».
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