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lundi, 22 octobre 2007

UN MATIN SUR LA TERRE (Christian Signol)

Le 11 Novembre entre 6 heures 30 du matin et 11 heures , heure officielle du cessez le feu , trois poilus – Pierre, lieutenant, Ludovic , sergent , et Jean 2eme classe – sont tapis au fond d‘un trou d’obus en première ligne .

Les obus pleuvent et les mitrailleuses crachent encore la mort .
En attendant l’heure fatidique , chacun revoit sa vie , ses moments heureux , ses joies et ses peines .

L’histoire prend fin aussi à 11 heures : suspense………….. !

Comme d’habitude Christian Signol nous fait partager une foule d’émotions et de sentiments qui tiennent le lecteur en haleinne jusqu’à la dernière ligne .

Extraits :

P 145 : « Il avait fallu du temps pour l’apprivoiser . Elle avait deviné que cet homme n’avait jamais vécu comme les autres hommes , qu’il y avait en lui quelque chose de fort et de grand , qui, parfois la submergeait .Elle lui parlait de son enfance sur le plateau mais lui ne disait rien de la sienne . Il se montrait franc avec elle , mais ne la laissait pas approcher de ces frontières au-delà desquelles il se retranchait farouchement ».

P 150 : « Même au début de la guerre ,dans les premières tranchées,il avait prié , consenti à ce qu’il vivait , comme si cette nouvelle épreuve lui avait été justement infligée pour l’affermir davantage dans sa foi. Et puis un jours , une nuit plutôt , sous les obus qui tombaient sans discontinuer, tous ses camarades étant morts à côté de lui , déchiquetés , il avait cessé de prier ……….il se demandait s’il n’avait pas rêvé sa vie d’avant , si le Pierre Desforest d(avant la guerre avait vraiment existé ».

P 177 « Ce qui lui manquait ,à lui, c(était la verdure des prairies du Périgord, les rives de la Loue et de l’Auvézère , les greniers pleins de foins , l’odeur chaude des moissons , la grand-place de Lanouaille où résonnaient les coups de marteau du maréchal-ferrant .Il savait qu’il était en train de payer le prix d’une liberté future, qu’il la payait cher , mais qu’il devait y consacrer tous ses efforts ».

P232 « La seule chose qu’il savait , ce matin du 11 Novembre , , c’était qu’il était vivant , que quelqu’un ou quelque chose l’avait protégé , sans doute pour revenir vers Marie , leur restituer ce à quoi ils avaient droit , réparer cette injustice qui leur avait été faite , depuis six ans , six années interminables volées à leur jeunesse et à leur amour ».

Commentaires

Bonjour Claude
bc d'émotion dans les ouvrages de Signol et particulièrement ds ce récit,
Mamie Zette l'affectionne tt particulièrement, Françoise

Ecrit par : framboisine | lundi, 22 octobre 2007

Il va falloir que je le trouve celui-ci aussi, j'aime beaucoup Signol, je pensais les avoir lus presque tous apparemment . Merci
Je suis heureuse devoir Corsaire en bonne forme; c'est un iraculé :: Bravo Béatrice !!

Ecrit par : Danielle | lundi, 22 octobre 2007

Claude, reprends ton lien, il ne fonctionne pas, Merci et belle journée, Françoise

Ecrit par : framboisine | mercredi, 24 octobre 2007

Christian SIGNOL ! dans Sud-Ouest cet été, des extraits de ses récits.. J'aime ! Bises de miche

Ecrit par : miche | mercredi, 31 octobre 2007