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lundi, 01 octobre 2007

CONSTANCE et la VILLE D'HIVER (Alain Dubos)

ARCACHON année 1900
La ville haute ou ville d’hiver, enclave bordelaise dévolue aux cures des riches phtisiques en raison de l’air résineux des pins.
La ville basse : celle des pêcheurs et des ostréiculteurs auxquels appartient « le bassin » .
Il s’agit ici d’un roman intimiste , d’un drame au sein d’une famille , ou plutôt d’un clan où règne le « non dit » , l’absolue nécessité de ne pas perdre la face .
Le rythme de ce roman est lent , le « climat » typiquement bordelais .
Le décor , unique , du bassin d’Arcachon est bien rendu .

Extraits :
P 52 : « - Tu trouveras ton château différent , le prévint le camelot . Ici ce n’est pas comme toi, diou biban, tout le monde a enflé, les gens , les maisons et les portefeuilles .Tu te souviens pourquoi on a tracé les rues courbes ,ici ?
- Ma foi non .
- Pour éviter les courants d’air qui font éternuer les dames de Bordeaux. Oui mon petit .Les Pereire et autres banquiers de l’Intendance avaient bien de l’humanité Je ne sais pas s’il y a moins d’enrhumés aujourd’hui grâce à ça, mais je peux te dire qu’il y a bien plus de baronnes , de financiers et de belles dots . »

P 92 « - Cœfficient quatre vingt dix et nuit sans lune , annonça Duhart. On aura du temps devant nous . Regarde l’amer du Cap Ferret . On pourrait le toucher du doigt.
C’était la simple lumière d’un phare . Vitale . Tout, le long de la longue et hostile côte landaise , pouvait servir d‘amer .Un clocher d’église , des arbres sur la dune , les ailes d’un moulin .Ce rivage n’aimait pas les hommes …………..

………..On était là en limite d’une de ces artères du bassin d’Arcachon battant au rythme des marées. Seuls les initiés rompus aux caprices des sables , des vents , de l’Océan trouvaient à travers cet invisible réseau , les voies changeantes et souvent dangereuses vers la haute mer ».

P 193 : « Elle (Constance ) avait longtemps rêvé de ça , dans les routines du pensionnat . Pouvoir enfin marcher pieds nus dans la vase des marées basses , guetter le retour des pinasses chargées de poissons et de crustacés , observer, des heures durant ,les grands oiseaux maîtres des îles et des rivages étincelants sous le soleil. C’était là son monde….. ».

P 213 : « Il y avait eu la messe à Notre Dame d’Arcachon. Avant d’embarquer (pour la régate des pinasses) sur le bateau du Basque . Remi et Vixente Duharte s’étaient recueillis au milieu des marins , devant la sainte patronne de la ville. Une statue en pierre échouée au seizième siècle sur le rivage du Bernet , face au refuge d’un ermite……….. »

14:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

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Si tu veux, pour commencer, je peux échanger ton livre "Les enfants du siècle" contre l'un des miens.
Donne-moi ton e-mail pour que nous en parlions plus discrètement.

A bientôt, mon mail : mays.lydia@wanadoo.fr

Aliette

Écrit par : Aliette | lundi, 01 octobre 2007

je vais m'y coller, bien sûr, Ville d'hiver de mon enfance,
bien heureuse de voir Schubert sortir de son Voyage d'Hiver,...

Écrit par : QI d'HUÎTRE | mercredi, 03 octobre 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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