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samedi, 29 septembre 2007
ZOLA Emile
Mort le 29 Septembre 1902 à 62 ans
Vu par Maupassant :
" Il est de taille moyenne, un peu gros , d'aspect bonhomme et obstiné. Sa tête très semblable à celles qu'on trouve dans beaucoup de tableaux italiens , sans être belle , présente un grand caractère de puissance et d'intelligence . Les cheveux courts se redressent sur un front très développé , et le nez droit s'arrête, coupé comme par un coup de ciseau trop brusque, au-dessus de la lèvre ombragée d'une moustahe noire assez épaisse. Tout le bas de la figure grasse , mais énergique , est couvert de barbe taillée près de la peau . Le regard noir, myope , pénétrant , fouille , sourit , souvent ironique , tendis qu'un pli très particulier retrousse la lèvre supérieure d'une açon drôle et moqueuse."
Maupassant encore :
" Pendant les longues digestions des longs repas (car nous sommes tous gourmands et gourmets , et Zola mange à lui seul comme trois romanciers ordinaires ) nous causions . Il nous racontait ses futurs romans , ses idées littéraires , ses opinions sur toutes choses. Quelques fois il prenait un fusil, qu'il manoeuvrait en myope , et tout en parlant , il tirait sur des touffes d'herbes que nous lui affirmions être des oiseaux , s'étonnant considérablement quand il ne retrouvait aucun cadavre."
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AUTOMNE
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dimanche, 23 septembre 2007
Jachère fleurie
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jeudi, 20 septembre 2007
L'EMPIRE DES LARMES tome 2 (José Frèches)
LE SAC DU PALAIS D’ETE
CE deuxième tome est plus passionnant encore que le premier .
On y retrouve tous les héros au sort tragique qui nous ont ému dans la « Guerre de l’opium » .
De Shanghai à Canton et Nankin les aventures du prince Tang et de Jasmin Ethérée, de La Pierre de Lune et de Laura , Antoine Vuibert , Nash Stocklett .
C’est aussi un respect de l’auteur pour l’Histoire de la Chine qui nous ouvre des horizons sur cette période tourmentée avec le « Celeste Royaume de La Grande Paix »
Extraits :
P.26 : «Ceux qui sont forts se laissent entraîner par le courant du fleuve et ils restent vivants ; ceux qui sont faibles se mettent à lutter contre la force des aux et finissent par s’y noyer » .
P 76 : « Les famines endémiques , les ravages de l’opium ,la déliquescence de l’état Mandchou,la corruption des fonctionnaires ,y compris des juges et des policiers ,la morgue des mandarins d’origine Han, l’analphabétisme des masses , les épidémies récurrentes qui pouvaient décimer des centaines de milliers de personnes les crues dévastatrices des canaux , des fleuves et des rivières dont les berges n’étaient plus entretenues depuis des lustres ,la sécheresse qui anéantissait les récoltes ……….le déplorable statut de la femme chinoise , dont les misérables pieds brisés étaient le tragique symbole , réduite au rang de pauvre esclave domestique aliénée par le mâle , le nombre incalculable de fillettes tuées par leurs parents parce qu’elles étaient des bouches à nourrir inutiles puisqu’elles étaient destinées à appartenir à la famille de leur mari , enfin et surtout , le peu de prix qu’on accordait à la vie humaine tellement le réservoir de la population semblait inépuisable » .
P 256 : « Le Tianwan entendait régenter jusqu’au moindre détail la vie de ses ouailles ..Tout à l’édifice de son système pyramidal et totalitaire , il avait même projeté d’encadrer la population chinoise selon un système calqué sur celui en vigueur dans ses armées …….
L’alcool , le tabac et l’opium étaient ici visés . Quant aux relations sexuelles , elles étaient strictement proscrites . Un épisode illustre cet état de fait . En 1852 le prince d’Occident Xiao Chaogni fit condamner à mort ses parents après avoir appris que son père était allé chercher sa mère au camp des femmes pour passer la nuit avec elle ».
P 322 : « - Quelles sont les maladies les plus courantes des chinois ?.........
- Quand on ne mange pas assez , on a des troubles du QI ( souffle vital). Les gens qui viennent se faire soigner ont une déficience du QI nourricier qui entraîne un affaiblissement du QI gardien . Dés lors , le corps devient vulnérable aux agressions extérieures : le froid , le vent ,la pluie , les pollens printaniers !.
De la qualité d’un bon QI dépendait celles des trois autres humeurs somatiques : le sang Xue , l’essence vitale Jing , et le fluide Jinye. Le Jinye était extrait des aliments digérés par les différents organes du corps qui , à leur tour , le transformaient en différents liquides : le fois en larmes , la rate en salive , le coeur en sueur et les reins en urine » .
¨P 402 « A son enfant , on veut donner ce qu’on a reçu et aussi ce qu’on a pas reçu »
poème Fu .
En conclusion :un emprunt à Victor Hugo de cet extrait qui m’a été fourni par Agathe Jolybois (blog : www.agathejolybois.net ).
me demandez mon avis, monsieur, sur l'expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l'expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l'empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l'Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d'approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.
Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici : Il y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde : cette merveille s'appelait le palais d'Été. L'art a deux principes, l'idée, qui produit l'art européen, et la Chimère, qui produit l'art oriental. Le palais d'Été était à l'art chimérique ce que le Parthénon est à l'art idéal. Tout ce que peut enfanter l'imagination d'un peuple presque extrahumain était là. Ce n'était pas, comme le Parthénon, une œuvre une et unique ; c'était une sorte d'énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle. Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le palais d'Été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze et de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d'eau et d'écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d'éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c'était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail des générations. Cet édifice, qui avait l'énormité d'une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l'homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le palais d'Été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les pyramides en Égypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le palais d'Été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C'était une sorte d'effrayant chef-d'œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d'Asie sur l'horizon de la civilisation d'Europe.
Cette merveille a disparu. Un jour, deux bandits sont entrés dans le palais d'Été. L'un a pillé, l'autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu'il paraît. Une dévastation en grand du palais d'Été s'est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d'Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu'on avait fait au Parthénon, on l'a fait au palais d'Été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n'égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l'Orient. Il n'y avait pas seulement là des chefs-d'œuvre d'art, il y avait des entassements d'orfèvrerie. Grand exploit, bonne aubaine. L'un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l'autre a empli ses coffres ; et l'on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l'histoire des deux bandits.
Nous Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie.
Devant l'histoire, l'un des deux bandits s'appellera la France, l'autre s'appellera l'Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m'en donner l'occasion ! les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.
L'Empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd'hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du palais d'Été. J'espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.
En attendant, il y a un vol et deux voleurs. Je le constate.
Telle est, monsieur, la quantité d'approbation que je donne à l'expédition de Chine.
Victor Hugo, lettre au capitaine Butler
Hauteville-House, 25 novembre 1861Vous
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jeudi, 13 septembre 2007
DULCIA
DULCIA est une petite chienne GALGO de 6 ans qui faisait partie de la derniere expédition de Béatrice et Bénédicte en Espagne .
Elle n'est pas encore adoptée car elle vient d'être soignée et stérilisée .
Son histoire : recueillie par des bénévoles espagnols elle avait été abandonnée ou plutot "jetée"par les galgeiros car devenue impropre à la reproduction intense qui était sans doute sa destinée .
Elle est actuellement en pension à l'écurie des Jalles de Bordeaux où elle attend une adoption pour finir sa vie mieux qu'elle a commencée
Avec APOLLON chien d'aveugle réformé et maintenant ...........chien d'écurie !
18:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mercredi, 12 septembre 2007
EMILE
Emile_2.JPG
EMILE
Voici EMILE un petit bouc de race naine .
Il a été offert à l’école agronomique de Toulouse-Purpan par un éleveur où il est devenu la mascotte de la promotion de ma petite fille Bérénice.
On le baptisa : EMILE ..
.Vint le temps des vacances de la promo en juin : que faire d’Emile ?
Vote sur le sort d’Emile : les uns proposant de le fourguer à un zoo ; d’autres d’ en faire un méchoui .
Bérénice dit : « je l’adopte » .
Ce qui fut dit fut fait et Bérénice arriva à l’écurie avec Emile dans sa voiture .
On le stérilisa afin d le rendre moins combatif , car maintenant il est adulte , et il est désormais la mascotte de l’écurie des Jalles de Bordeaux .
Il est très convivial et il adore gambader dans les écuries où la cohabitation avec las chevaux ne pose pas de problèmes
……………mais gare aux platebandes !!!!
Emile_1.JPG
Cliquez sur le lien pour obtenir le portrait d'EMILE , car Explorer me refuse toujours d'afficher les photos ( "internet explorer ne peut afficher cette page web " ...??? )
12:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 07 septembre 2007
TUMULTE grandit
Née le 15 Mai 2007
Vous pouvez juger du progrés !
( les "notes" pour une raison inexplicable n'acceptent plus les photos en JEPG "insérer une image" , je suis donc obligé de passer par "insérer un fichier" .veuillez m'en excuser )
Tumulte_07-09_-07_1.jpg
Tumulte_07-09_-07_2.jpg
19:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 05 septembre 2007
CORSAIRE revit
Schubert_2.jpg
Corsaire prend son envol
Schubert_1.jpg
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lundi, 03 septembre 2007
L'EMPIRE DES LARMES José Frèches
Tome 1 : « La guerre de l’opium »
José Frèches nous emmène dans la Chine du XIXeme siècle avec une famille anglaise aux prises avec les conflits d‘intérêts , la corruption, le pilage d’une civilisation , l’opium et la décadence d’un peuple .
Les personnages de ce thriller historique vivent à Canton et Shangaï : un prince Ming , une contorsionniste , une jeune anglaise et le fils naturel et ignoré de l’empereur Daoguang .
Le destin de ces personnages avec l’empire du milieu nous intrigue et nous tient en haleine du début à la fin de ce livre et nous pousse vers le deuxième tome : « Le Sac du Palais d’été » .
Extraits : P 36 : « Les femmes en Chine , jusqu’à une période très récente ne sont que très rarement sorties d’une condition proche de l’esclavage .Au mieux potiches élégantes posées dans un coin de leur maison avec interdiction d’en sortir , au pire travailleuses acharnées , vouées à accomplir tout ce qu’un homme n’a pas envie de faire »
P 113 : « Les régimes totalitaires ne survivent que par la défiance envers autrui dont leur chef suprême est susceptible de faire preuve , ainsi que par sa capacité à terroriser son peuple » .
P 123 : « Les Mandchous étaient de redoutables guerriers . Les Hans étaient trop assagis . De même que l’homme obèse est incapable de se défendre , gêné par sa corpulence , le luxe et l’opulence sont les ennemis des nations parce qu’ils émoussent leur capacités de défense » .
P 197 : « La peur de l’inconnu n’épargne que les inconscients . Les gens lucides n’y échappent pas , y compris les plus téméraires » ….
« Selon Confucius , le respecte dû à l’autre s’apparente au reflets du regard lorsqu’il est renvoyé par une infinité de miroirs . Les salutations peuvent ainsi se prolonger pendant de longues minutes et l’on ne doit y mettre fin que lorsque la dose de respect qu’on a témoigné à autrui est suffisante »
P 377 : « A cette époque en Chine , les nez longs étaient bien les seuls à donner l’aumône aux filles que de nombreux parents dans la misère tuaient dés la naissance en les noyant dans les rivières ou en les déposant sur les tas d’ordures ».
P 442 : « Non loin d’eux , derrière un paravent , Laura Cleasrstone aperçut des cages où des chiens , des chats , des marmottes , des serpents et des singes attendaient d’être découpés par les cuisiniers.
En Chine , plus le laps de temps est court entre le moment où un animal est tué et celui où il est mangé , quelle que soit son espèce ,et plus la viande est sensée garder son souffle et son énergie »
P 475 : Le sang et les souffles sont les fleurs de l’homme : les cinq viscères en sont les essences . dés lors que le sang et les souffles peuvent se condenser dans es cinq viscères sans se répandre dehors , la poitrine et le ventre s’en remplissent , les convoitises et les désirs diminuent »
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