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lundi, 03 septembre 2007

L'EMPIRE DES LARMES José Frèches

Tome 1 : « La guerre de l’opium »
José Frèches nous emmène dans la Chine du XIXeme siècle avec une famille anglaise aux prises avec les conflits d‘intérêts , la corruption, le pilage d’une civilisation , l’opium et la décadence d’un peuple .
Les personnages de ce thriller historique vivent à Canton et Shangaï : un prince Ming , une contorsionniste , une jeune anglaise et le fils naturel et ignoré de l’empereur Daoguang .
Le destin de ces personnages avec l’empire du milieu nous intrigue et nous tient en haleine du début à la fin de ce livre et nous pousse vers le deuxième tome : « Le Sac du Palais d’été » .

Extraits : P 36 : « Les femmes en Chine , jusqu’à une période très récente ne sont que très rarement sorties d’une condition proche de l’esclavage .Au mieux potiches élégantes posées dans un coin de leur maison avec interdiction d’en sortir , au pire travailleuses acharnées , vouées à accomplir tout ce qu’un homme n’a pas envie de faire »

P 113 : « Les régimes totalitaires ne survivent que par la défiance envers autrui dont leur chef suprême est susceptible de faire preuve , ainsi que par sa capacité à terroriser son peuple » .

P 123 : « Les Mandchous étaient de redoutables guerriers . Les Hans étaient trop assagis . De même que l’homme obèse est incapable de se défendre , gêné par sa corpulence , le luxe et l’opulence sont les ennemis des nations parce qu’ils émoussent leur capacités de défense » .

P 197 : « La peur de l’inconnu n’épargne que les inconscients . Les gens lucides n’y échappent pas , y compris les plus téméraires » ….
« Selon Confucius , le respecte dû à l’autre s’apparente au reflets du regard lorsqu’il est renvoyé par une infinité de miroirs . Les salutations peuvent ainsi se prolonger pendant de longues minutes et l’on ne doit y mettre fin que lorsque la dose de respect qu’on a témoigné à autrui est suffisante »

P 377 : « A cette époque en Chine , les nez longs étaient bien les seuls à donner l’aumône aux filles que de nombreux parents dans la misère tuaient dés la naissance en les noyant dans les rivières ou en les déposant sur les tas d’ordures ».

P 442 : « Non loin d’eux , derrière un paravent , Laura Cleasrstone aperçut des cages où des chiens , des chats , des marmottes , des serpents et des singes attendaient d’être découpés par les cuisiniers.
En Chine , plus le laps de temps est court entre le moment où un animal est tué et celui où il est mangé , quelle que soit son espèce ,et plus la viande est sensée garder son souffle et son énergie »

P 475 : Le sang et les souffles sont les fleurs de l’homme : les cinq viscères en sont les essences . dés lors que le sang et les souffles peuvent se condenser dans es cinq viscères sans se répandre dehors , la poitrine et le ventre s’en remplissent , les convoitises et les désirs diminuent »

10:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

bonjour Claude

je ne peux pas m'empêcher de mettre un petit commentaire , puisqu'il est le livre que je suis entrain de lire . .

je retrouve des descriptions tellement fidèles d'endroits que j'ai visités . . parceque finalement , à part les grandes villes qui se transforment à toute vitesse, le reste est presque comme à cette époque

ce que j'ai trouvé d' extraordinaire dans ce livre et dont je n'avais jamais entendu parler , c'est ce fameux supplice des dix mille couteaux , JF le décrit tellement bien, l'horreur est absolue, indicible, insupportable :
" le rituel macabre va s'achever et le bourreau au masque de dragon se change en montrueux musicien : d'un geste théatral , il se met à pincer les tendons et les nerfs comme s'ils étaient les cordes d'un pipa ". ..

c'est vrai que José Frèches nous fait vivre l'histoire de la Chine ancienne à travers le roman

auriez vous par hasard le texte que Victor Hugo avait écrit sur le sac du Palais d'Eté ?
notre guide nous l'avait lu et j'aurais aimé le garder , il parle justement du pillage de ce palais d'été , on reste un peu sans voix après cette lecture , mais ce sont tous ces faits qui font l'histoire

merci à vous , j'aime aussi infiniment Lucien Bodard , il a une façon si particulière et si juste de nous raconter la chine : Monsieur le Consul . le Chien de Mao

belle journée à vous

Écrit par : agathe | vendredi, 07 septembre 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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